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La der des ders
Datte: 28/01/2025, Catégories: fh, couple, amour, caresses, mélo, nostalgie, historique, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
... qu’il ne connaissait pas, était heureux de lire le bonheur dans ses yeux. Le spectacle était encore plus beau que dans ses rêves. Lison était subjuguée par les costumes, les décors, la musique, l’orchestre dirigé par Stravinsky en personne, les danseuses bien sûr, et la chorégraphie du danseur étoile Nijinski, la coqueluche de Paris depuis que les ballets russes avaient envahi la capitale. Quelques jours auparavant, la première avait séduit les spectateurs, le Tout-Paris s’arrachait déjà les places. Mais ce soir-là, tout à coup des huées sont parties du poulailler, s’étendent aux balcons, jusqu’au parterre. La salle debout siffle, frappe des pieds. Vacarme épouvantable lorsque les défenseurs de Stravinsky se lèvent à leur tour. Lison n’ose pas bouger, elle regarde autour d’elle, affolée, sans comprendre cette réaction du public. Albert lui serre la main pour la rassurer. Pourtant, cette musique syncopée lui plaît, la chorégraphie l’a un peu surprise au début, mais tout enchante Lison. Quelle soirée ! Elle s’en souviendrait. Scandale bien parisien, la soirée fut largement commentée par les journaux. Le Petit Journal, Paris-Soir et Le Matin en ont fait leur première page, sans ménager leurs critiques. Un journaliste qualifia l’œuvre de « massacre du printemps », en faisant un mauvais jeu de mots. Devant ce tollé, le spectacle disparu de l’affiche après huit représentations. Dans le métro, qui les ramenait chez eux, Lison souriait blottie contre son mari. Il n’avait ...
... pas vraiment d’avis, mais elle lui avait dit en sortant « merci, c’était magnifique ! ». Il était donc content de sa surprise. Lison était heureuse, Albert l’avait comblée. Heureuse ? Pour combien de temps. Une ombre passe dans ses yeux, depuis quelques jours les nouvelles sont alarmantes, on entend des bruits de bottes, là-bas dans l’est de l’Europe. En rentrant, Albert caresse tendrement son épouse et lui dépose un baiser dans le cou en allant boire un verre d’eau dans la cuisine. Comme tous les soirs, ils se glissent sous le gros édredon qui recouvre leur lit. Albert n’a pas sommeil, il retient la main de Lison qui s’apprête à éteindre la lumière. Lentement, il écarte les draps et lui enlève sa chemise de nuit, pour la regarder nue. Un spectacle dont il ne se lasse pas. Son corps n’est plus celui d’une jeune fille de vingt ans, Lison a eu trois grossesses, mais elle est encore belle, si belle ! Son regard est celui de l’amour. Lison sourit, elle se sent désirable dans les yeux de son mari. Albert ôte sa chemise de nuit et s’étend à ses côtés. Il l’embrasse, ses baisers sont tendres. Lison se laisse aller dans ses bras, les baisers se font plus fougueux. Ses lèvres descendent sur ses seins, sur son ventre, son pubis, s’attardent sur son sexe. Lison n’est pas en reste, elle veut aussi donner du plaisir à son mari. Elle le force à se mettre sur le dos, dépose un baiser rapide sur sa poitrine et le prend dans sa bouche. Quand elle estime qu’il est prêt, elle recule ...