1. 0327 Au cœur de tous les Jérémie.


    Datte: 09/12/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... sorte de magie qui met à nu l’âme de Jérém et qui me rend encore plus follement amoureux de lui que je le suis d’ordinaire. Et c’est pas peu dire. Oui, Campan est un endroit qui a été spécial, qui l’est toujours, et qui le sera toujours.
    
    La montée en voiture jusqu’à La Mongie est du genre bucolique, avec ces vaches errantes en bord ou même sur la route. L’arrivée au village l’est aussi, avec des lamas qui divaguent en toute liberté autour des guichets du téléphérique.
    
    Le voyage en télécabine est à couper le souffle. On s’envole vers la cime, et on a l’impression de s’envoler vers le ciel. Le village s’éloigne, le vide que nous laissons derrière nous est impressionnant.
    
    Et puis, il y a l’arrivée, là-haut. Là-Haut, on a l’impression d’être suspendus dans le ciel, en apesanteur, de flotter sur l’air frais des sommets.
    
    Le site autorise une vue à 360 degrés sur la chaîne des Pyrénées, les balcons suspendus sur le vide permettent d’admirer un paysage de pierre et d’eau où le travail de l’homme est à la fois impressionnant et discret. Les coupoles géantes abritant les instruments d’observation se fondent à merveille dans cette scénographie majestueuse.
    
    Oui, tout est à la fois beau et impressionnant là-haut. La vue, le charme brut et puissant des éléments, la table d’orientation indiquant les noms des pics, où je retrouve de nombreux noms associés aux étapes les plus redoutables du Tour de France, le petit lac en contrebas dons les eaux sont d’un bleu profond.
    
    Mais ...
    ... aussi, la prouesse que représente cette construction à cette altitude, sur ce pic rocheux, à une époque où les moyens n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. C’est la même sensation empreinte d’ébahissement et d’admiration que je ressens devant les grandes constructions du passé, celle que j’ai ressentie à Rome, à Florence, à Notre Dame, à Versailles, au Louvre.
    
    J’essaie de m’imaginer la détermination et la bravoure des pionniers qui sont venus ici et qui ont bâti cette merveille avec leurs bras, leur sueur, leur jeunesse, et ça me donne le vertige.
    
    Le paysage change sans arrêt, des nuages apparaissent et cachent des pans entiers de montagne, puis se dispersent quelques minutes plus tard laissant découvrir des moutons autour d’un lac, ou un vol de vautours.
    
    Je suis fasciné par cet horizon dégagé et immense, par la beauté des Pyrénées sublimée par cette belle journée ensoleillée et limpide. Mais il n’y a pas que la beauté des Pyrénées qui est sublimée par la lumière intense et cristalline de cette journée.
    
    Avec son t-shirt noir bien ajusté, sa peau mate, ses lunettes de soleil de kéké, ses cheveux très bruns et son brushing de bogoss, mon Jérém est à craquer. D’ailleurs, ça ne loupe pas, il se fait mater par un gars. Pendant un instant, j’ai cru que le mec, accompagné de sa copine, avait juste reconnu l’ailier Tommasi et qu’il était ému par cette « rencontre » fortuite. Pourtant, très vite, je remarque que dans son regard il n’y a pas que de l’admiration. Dans son regard ...
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