1. L'essayer, c'est l'adopter


    Datte: 05/12/2024, Catégories: fh, couleurs, asie, amour, mélo, rencontre, amouroman, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... recommence, plusieurs fois. Puis elle glisse un petit coussin sous ma nuque et je l’ai de nouveau dans mon champ de vision. Elle positionne mes jambes, semi-pliées.
    
    — Pouvez-vous soulever le bassin ?
    
    Oui, je peux. Elle passe ses mains en dessous et dit :
    
    — Posez.
    — Mais, je vais vous écraser…
    — N’ayez pas peur pour moi, c’est mon métier. Posez, vous dis-je…
    
    Je pose. Non seulement je ne lui écrase pas les doigts, mais je les sens bouger tout doucement le long de ma colonne. Je sens son souffle sur mon ventre… Elle prend mes jambes repliées contre sa poitrine… Et puis elle passe un bras entre mes cuisses… Elle pousse mes jambes avec sa poitrine en me maintenant l’épaule avec son autre main… Ça ne craque pas, je n’ai pas mal, je n’ai plus mal. Elle revient à ma tête et recommence, lentement… Le tout a peut-être duré une heure ou plus. Puis elle me dit de me détendre encore un peu sans me toucher, et enfin d’essayer de me lever tout doucement. Je me redresse avec précaution, m’attendant à la terrible douleur qui ne revient pas. Je reprends pieds, incrédule, droit comme avant et même… Mieux qu’avant.
    
    — C’est magique, m’exclamé-je.
    — Vous êtes tendu comme une corde de piano. Pas étonnant que ça vous soit arrivé. D’ailleurs c’est quelque chose qui manque ici, un piano.
    — Je n’en joue pas. Vous en jouez ?
    — Oui, un peu. Grâce à mes parents, j’ai eu la meilleure éducation qui soit. Je leur en ai une reconnaissance infinie. D’ailleurs, merci pour eux. Ils sont ...
    ... enfin heureux et tranquilles ici. Je vous en fais la supplique : ne leur faites jamais rien de mal, ce sont de si braves gens.
    — Loin de moi cette intention. Ils prennent soin de moi comme si j’étais leur fils.
    — Oui, ils sont comme ça. Prêts à tout donner. Même mon père, sous ses airs bourrus, c’est la crème des hommes.
    — Je l’ai bien compris. Vous savez, aujourd’hui j’ai de l’argent et un certain pouvoir. Mais je n’ai pas toujours eu cela. Je le dois moi aussi à quelqu’un de bien, de très bien. Et j’ai un profond respect pour les personnes de cette trempe, des gens vrais, attentifs aux autres. En tous cas, merci, combien vous dois-je ?
    — Haha ! Voyez comme l’argent revient au galop ! Mais rien, cher Monsieur, je suis en week-end et je ne vous ferai même pas une feuille de soin.
    — Vous prendrez un verre tout de même, une coupe…
    — Ah ! Ce n’est pas nécessaire. Mais j’avoue une petite faiblesse pour le champagne, et celui que vous aviez donné à ma mère pour mon anniversaire était particulièrement bon.
    — C’est le même.
    
    Le temps de savourer cette coupe, je peux enfin apprécier complètement cette beauté extra-terrestre, d’autant qu’elle pose sa blouse et la roule dans sa mallette. Nous bavardons, je lui fais visiter les lieux et notamment l’armoire coupable de mes tourments.
    
    — Vous savez, me dit-elle, ce n’est pas la seule coupable. Vous étiez coincé avant, elle n’a été qu’un révélateur.
    — Je veux bien vous croire, mais, que voulez-vous… j’ai des responsabilités que je ...
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