1. L'engrenage


    Datte: 24/11/2024, Catégories: fh, hh, hhh, Collègues / Travail Oral hsodo, Humour initiatiq, gay Auteur: Leandre R, Source: Revebebe

    ... Claire ? Et comment se passe le quotidien ? Vous avez déjà parlé bébé ?
    
    Ma voix n’est pas assurée, mais j’essaie de répondre aussi naturellement que la situation me le permet, sans lui donner trop d’opportunités de rebondir sur mes propos.
    
    — Et ménager un espace de liberté pour l’autre dans un petit appart’ ? C’est pas trop dur ?
    
    Cette pipelette ne se rend compte de rien, mais j’ai envie de lui dire que si, je suis bien trop dur à cet instant même et que j’ai des sueurs froides dans le dos à l’idée de devoir gicler sans rien laisser paraître devant elle. Mes mains tremblent sur le clavier, l’idée me vient de faire semblant de taper des choses en plissant les yeux, faussement concentré.
    
    — Ben, il te restait plus de boulot que moi en fait, dit-elle en souriant.
    — Oui…
    
    C’est un oui soufflé péniblement qui, pour ma grande mortification, a des intonations de supplique. Étienne me malmène d’une lenteur extrême qui me fait sentir chaque millimètre de mon sexe emprisonné entre ses lèvres. Alice me sourit.
    
    — Je crois que tu travailles trop, il faut que tu apprennes à te décharger sur les autres.
    — Carrément, t’as raison.
    — Mais oui ! Bon…
    
    C’est à ce moment que je ne peux plus résister aux assauts de notre informaticien et que je me prends le visage à deux mains pour dissimuler les marques du plaisir, en me frictionnant comme pour essayer de me réveiller.
    
    — … ça va aller, conclut Alice qui se lève. Prends soin de toi. Bonne soirée, la bise à Claire.
    — Oui, ...
    ... toi aussi, dis-je d’une voix étouffée en me penchant pour chercher un dossier imaginaire dans le tiroir. À demain !
    
    Étienne extirpe les dernières gouttes de jouissance de ma queue essorée. Il semble heureux de son petit tour. Je ne ressens même pas le besoin de lui reprocher le risque qu’il nous a fait courir. C’était trop intense une nouvelle fois.
    
    Et le rythme étrange de cette relation ne cesse pas. Quand je fais l’amour avec Claire, je suis tout à elle, aucune pensée parasite ne m’affecte. Pour autant, je ne suis pas serein, non. Je me prends à craindre d’être découvert, au boulot comme à la maison. L’excitation retombée je me convaincs que c’était la dernière fois, mais ma volonté flanche au moindre message sur WhatsApp. Et puis j’essaie peu à peu de faire comprendre à Claire que j’aimerais sentir ses doigts en moi aussi, pendant nos préliminaires… mais je la soupçonne de faire semblant de ne pas comprendre, alors je n’insiste pas.
    
    ***
    
    La vraie bascule, si je devais la situer, intervient un vendredi pendant les vacances scolaires, jour de peu de poids logistique pour nous. Quand mon téléphone vibre cet après-midi et que mon sexe frémit en réaction, je ne me sens pas plus glorieux qu’un des chiens de Pavlov. Étienne sera rentré avec la voiture de fonction d’une des librairies dans la demi-heure. Le dépôt est presque abandonné avant ce long week-end.
    
    Et quarante minutes après ce message, nous sommes dans les toilettes. Il est à mes genoux, fourré jusqu’à la ...
«12...789...12»