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AU PARFUM- Partie 4
Datte: 08/11/2024, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Mib14, Source: Hds
... avaient découvert un petit truc que leur avaient probablement souffler les vendeuses. La boutique était fermée entre midi et 14h pour le déjeuner, comme la plupart des boutiques en ville. Comme par hasard, la clientèle semblait se donner le mot pour arriver quelques minutes avant la fermeture. On ne pouvait pas les mettre à la porte alors les femmes restaient une dizaine de minutes avec les vendeuses en toute tranquillité pendant la fermeture. Ce stratagème était toléré par la direction mais on limitait quand même les « démones du midi » à cinq. Une fois la porte verrouillée, il n’y avait plus de gêne ni faire-semblant. Les cinq couples se formaient et se dirigeaient vers la salle de toilette des employées ou celle du public. Comme Mariana ne travaillait pas à tous les jours (elle étudiait quand même à l’université) et que son horaire changeait souvent, son « fan club » tentait de savoir à l’avance quand elle serait là à l’heure du midi. Les femmes sortaient leurs griffes pour l’occasion et les accrochages dans la ruelle adjacente à la boutique étaient fréquents. Pour éviter les bagarres et les déceptions, Mariana avait mis sur pied un système que ses copines vendeuses adoptèrent elles aussi. C’était simple. Elle gardait un carnet de rendez-vous du midi et le tout se faisait au téléphone comme une rendez-vous chez la coiffeuse. Mariana était là trois jours par semaine alors elle se bécotait avec trois femmes différentes pendant la semaine. Les autres vendeuses avaient ...
... le même système et les rendez-vous brefs mais satisfaisants aux toilettes étaient devenus une pratique courante. Certaines boutiques de mode ou de souliers avaient adopté le même système. Même dans les boutiques de mode pour hommes, ces messieurs pouvaient se rencontrer pour une brève sucette du midi. Ce jour-là, Mariana rencontrait Madame Bourgeois qui était une directrice d’entreprise. Mariana n’en savait pas plus car la femme de 45 ans était peu bavarde mais apparemment très active dans le milieu lesbien de la ville. C’était une très belle femme avec tous les appâts qu’on imaginait et un beau visage. Elle était impeccablement habillée et était tout le portrait d’une femme d’affaires qui avait réussi. Dans le milieu, on la donnait souvent en exemple aux personnes qui disaient que les lesbiennes se ressemblaient toutes et qu’il était facile de les reconnaître. Personne n’aurait penser que Madame Bourgeois était lesbienne. En fait plusieurs savaient qu’elle avait été mariée mais son statut n’était pas très clair. Madame Bourgeois en profitait pour acheter quelques parfums qu’elle mettait dans son sac avant de suivre Mariana à la salle de toilette des employées. Ce n’était pas la première fois pour ce couple alors Mariana connaissait la routine. Colette Bourgeois enlevait le moins possible de vêtements pour le sexe. Elle accrochait son veston au crochet intérieur de la porte de la cabine puis remontait, en se trémoussant, sa jupe serrée et courte jusqu’à ce que sa toison ...