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Les loups sont entrés dans Paris...
Datte: 05/11/2024, Catégories: f, cérébral, aventure, sf, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe
... le claquement sec qui libérait le carreau agit comme un signal. La jeune femme se détendit d’un coup et quitta le mur à demi effondré dans un mouvement vif. Elle l’avait eu ! Les seins lourds dansèrent sous le débardeur marron le temps de quelques bonds souples, puis la dernière des Parisii, laissant échapper un petit cri de dépit, s’immobilisa en soufflant. Les bottes plantées dans les gravats, elle fixait un point devant elle. L’entrée d’une rue étroite qu’avait choisie le chien pour se carapater. — Malemort ! Eh merde… Dépitée, la traqueuse n’arrivait pas à détacher son regard du chien en cavale. C’était un grand mâle maigre, mais qui aurait pu subvenir à ses besoins quelques jours. Ce n’était pas son échec qui l’avait fait jurer. Il lui arrivait de manquer de chance, d’être trop maladroite ou trop pressée et elle manquait sa proie. Le chien avait disparu derrière un pan de mur en ruines avec son carreau d’arbalète fiché dans le poitrail. C’était l’une des pires choses qui puisse arriver. Elle n’avait plus qu’une trentaine de carreaux. Lyrie accrocha son arbalète de poing à son ceinturon de cuir et soupira longuement. Elle devait suivre les traces de sa proie qui finirait par crever plus loin avec son précieux trait dans le corps. Elle devait retrouver ce fichu chien avant que les loups ne finissent par s’intéresser à sa proie. Ou à elle… L’exploratrice ne connaissait pas les lieux et courut la centaine de pas qui la séparaient de son but comme si elle avait le ...
... feu aux trousses. Des loups approchaient. Il était trop tard pour récupérer le chien et elle s’approcha de l’animal mort dans un dernier bond, arracha le carreau planté dans la bête et détala sans jeter un regard derrière elle. La chasseresse dut courir un long moment sans possibilité de se mettre à l’abri. Lyrie se savait perdue et maudit son idée idiote de jouer aux exploratrices. Les cartes qu’elle avait étudiées lui avaient montré qu’elle avait quitté Paris-Est pour un endroit qui s’était appelé Montreuil. C’était là que l’idée lui était venue. Pourquoi ne pas passer quelques jours à explorer ces nouveaux endroits ? Quelle idiotie ! La chasseresse était devenue proie et entendait les grognements et les jappements restés lointains, mais indiquant que les fauves étaient toujours à ses trousses. Dans sa course éperdue, la tueuse de loups découvrait que les habitations qui tenaient encore debout se faisaient rares. Plus loin, droit vers l’Est, il y avait de hauts murs… La jeune femme n’entendait plus que le silence alors qu’elle escaladait une haute grille rouillée pour se hisser hors de danger. La hauteur lui permit d’observer le lieu. La grille fermait un grand parc clos par des murs épais de plus de six bras de haut. Un instant, elle hésita puis elle soupira. — Du calme ma grande… Réfléchis ! La maison proche semblait immense. La bâtisse toute en pierre grise paraissait intacte. Peut-être que les loups n’avaient jamais passé les murs qui la cernaient. Tout semblait ...