1. Les loups sont entrés dans Paris...


    Datte: 05/11/2024, Catégories: f, cérébral, aventure, sf, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... doucement l’air qui s’était accumulé dans ses poumons. Un regard circulaire ne lui apporta aucune indication. Les coups toujours. Lyrie bougea. Les bottes effleurant les tuiles sans un bruit, elle avançait vers la bordure de la toiture.Tchac… Tchac… Tchac… Les bruits ne cessaient pas. Elle devait absolument savoir ce qu’étaient ces bruits !
    
    La jeune femme crut que son cœur allait s’arrêter de battre et elle se figea comme une gargouille de pierre sur son perchoir. Sous elle, à quelques pas de la bâtisse, il y avait un homme. Un homme qui maintenant chantonnait en frappant le sol avec un long manche de bois. Un être humain !
    
    Tchac… Tchac… Tchac…
    
    Lyrie ne respirait plus et en une fraction de seconde elle prit sa décision…
    
    Lyrie avait agi sans trop de réflexion, mais elle ne pouvait plus rester sur cette toiture sans être capable de respirer correctement. Elle s’était jetée du toit et s’était accrochée au corps de l’autre qui avait poussé une sorte de râle rauque, avant qu’elle ne lui assène un coup sur la tête. L’homme s’était aussitôt avachi comme un sac vide. L’attaque avait été parfaite, mais la jeune femme avait la tête qui lui tournait et elle s’était reculée pour s’adosser au mur.
    
    — Tu ne vas pas tourner de l’œil non… Réfléchis !
    
    Une porte restée ouverte sur la façade. La jeune femme avait porté l’autre en l’installant au travers de ses larges épaules et était entrée dans une pièce sombre avant de comprendre qu’elle faisait une grossière erreur. Elle ...
    ... avait aussitôt déposé son fardeau et entravé les mains de sa victime humaine dans son dos. Puis elle avait lié ses chevilles bien serrées. La Parisii venait de trouver une nouvelle utilité à la corde de nylon. Un autre être humain ! Un nouveau malaise fit transpirer la tueuse de loups. C’était impensable.
    
    — Réfléchis… Il y a peut-être quelqu’un d’autre…
    
    Lyrie se souvenait des récits sur le dernier combat livré par les Parisii pour s’emparer de la bibliothèque. Tous les humains ne s’aimaient pas…
    
    Un très long moment après, la tueuse de loups revenait dans la petite pièce sombre. Pas après pas, elle avait soigneusement reconnu les lieux. Chacune des pièces de la maison avait été visitée. Chaque coin, chaque recoin avait été inspecté avec soin. La maison comportait deux étages. Lyrie avait même trouvé une trappe qui menait au grenier. L’autre était aussi seul dans sa maison qu’elle l’était dans sa bibliothèque.
    
    L’homme n’en était pas un. C’était un garçon. Un garçon inanimé et ligoté sur le sol. Lyrie n’en croyait toujours pas ses yeux. Plusieurs fois, elle s’était baissée sur son prisonnier pour vérifier son état. Son crâne était boursouflé sous l’épaisse chevelure blonde. Une bosse due au lourd pommeau d'acier du couteau de chasse.
    
    Le garçon émergea des limbes alors qu’elle l’installait dans un grand fauteuil de cuir sans couleur définie et tout craquelé.
    
    — M’mm…
    
    Lyrie ne pouvait détacher son regard vert d’eau du visage du garçon. Quand il ouvrit les yeux, ...
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