1. Méli très mélo


    Datte: 22/10/2024, Catégories: ff, lesbos, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... c’est pas ça… Françoise, à moi de passer aux aveux, c’est bien mon tour. Tu sais, je t’ai raconté pas mal de craques en fait. Tous mes amoureux extraordinaires… En réalité, il n’a pas eu cinq ou dix, mais trois seulement. Et bon, si avec Matthieu, ça été fabuleux(reniflements et larmes aux yeux), les deux premiers, ouh-là-là, ça n’a pas été top-top !
    
    Alejandra avait marqué un temps, repris son souffle.
    
    — Le premier, cata absolue, bérézina ! Limite sordide ! Un petit coup vite fait, le cul sur le lavabo, dans la salle d’eau au cours d’une boom chez des potes. Le gars ne s’est pas inquiété une seconde de moi, de mon plaisir. Bon, d’accord, c’était de ma faute en fait ! Je ne le connaissais pas, ce mec, il était mignon, c’est tout, mais ne me demande pas son prénom, plus aucune idée ! Moi, ce soir-là, tout ce que je voulais, c’était… me faire sauter, dépuceler, pour être comme les autres : « Oh, ouais les fiiiilles, je l’ai fait ! ». Finalement, ça a été si nul que je n’ai même pas réussi à m’en vanter. Putain, j’ai regretté ! J’ai été trop conne de me… brader !
    — Il t’avait fait mal ?
    — Mal ? Non, en fait, je n’ai quasiment rien senti, ni du dépucelage ni du… trombinage forcené du macho. Ni mal ni bien ! Ça m’a juste laissé des regrets… Après, avec Jérémie, le deuxième, j’étais vraiment amoureuse, lui aussi, d’ailleurs. L’envie, ce n’est pas ce qui nous a manqué, crois-moi, le moment venu, je l’avais fait attendre ! Pourtant, ça n’a pas été le grand soir. Ni vraiment ...
    ... pour lui, ni surtout pour moi. Ni la deuxième ni la troisième fois, pas d’orgasme ! Pourquoi, j’en sais trop rien, parce qu’il était gentil, Jérémie, pas plus mauvais qu’un autre, pas plus mal outillé d’ailleurs, mais le fait est que ça n’a pas collé entre nous. Ça n’a pas matché et on en est resté là.
    — Après donc, il y a eu Matthieu donc.
    — Oui… Mais pas tout de suite… Tu sais, j’ai commencé à me poser des questions. La première : « Est-ce que je suis frigide ». Réponse facile : « Ben non, quand je me taquine le bouton sous les draps, que je me lustre le bijou, avec ou sans gode, je décolle sans problème ! ». Donc, deuxième question : « Et si en réalité, je n’aimais pas les hommes ? ».
    
    À nouveau, Alejandra avait marqué un temps : le prochain aveu visiblement lui en coûtait !
    
    Les deux jeunes filles, depuis en moment, s’étaient allongées en travers du lit, Françoise sur le dos, Alejandra en chien de fusil à son côté, le bras gauche en béquille, la tête dans sa main. Sentant l’importance de l’aveu à venir, Fran’ s’était redressée légèrement et avait planté son regard dans les yeux bleus de son amie. Pour l’encourager, lui apporter son soutien.
    
    — J’avais une amie, fièrement homo, qui me coursait sans relâche. J’ai cédé ! Et là, je l’avoue : le pied, ma chère, le super pied. À chaque fois, le panard gigantissime. Je ne t’explique pas les sarabandes ! Physiquement, sexuellement, le nirvana ! Mais, bon, sentimentalement zéro ! On baisait, on se donnait de la joie, on ...
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