1. Méli très mélo


    Datte: 22/10/2024, Catégories: ff, lesbos, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... s’étourdissait de patins ahurissants, mais on n’était pas amoureuses. En tout cas, pas moi. Quand je dis zéro côté cœur, j’exagère un peu, mais… j’ai vite compris que je n’étais pas gouine. Un peu bi sur les bords, peut-être un peu larges, les bords, d’accord, j’avoue, mais certainement pas gouine !
    
    Pour couper court à toute interrogation, la Catalane avait enchaîné rapidement :
    
    — Et puis, oui, après, j’ai rencontré Matthieu et là, le super, l’hyper pied ! Sur tous les plans, horizontal et vertical ! Sexuellement et… sentimentalement. Mais bon, tu vois le résultat : ah, bravo fifille, t’es en douze mille morceaux ! Explosée, nucléarisée ! Merde ! Je me retrouve seule ! Comme toi !
    — Bof, si on veut…
    — Oh merde : Super Gaffeuse – Le Retour ! Fran’, ce n’est pas ce que je voulais dire ! D’accord, j’ai eu des expériences, mais tu vois où cela m’a menée ! Oh, Fran’, heureusement que je t’ai ! Je t’aime toi, tu sais !
    
    Alejandra avait attrapé l’épaule de sa voisine et serré fortement ses doigts dessus. Françoise s’en était trouvée surprise, un peu gênée en fait. Après les aveux recueillis… Elle avait bredouillé :
    
    — Mais… moi aussi… je t’aime… Choubi-douce.
    — C’est vrai ce mensonge ? Tu m’aimes comment ?
    
    Un peu affolée, la grande brune avait levé ses mains, les écartant d’une quarantaine de centimètres. L’étreinte des doigts sur son épaule s’était relâchée et la main avait glissé, à peine, vers son torse. Et Alejandra s’était penchée nettement au-dessus son ...
    ... visage.
    
    — C’est tout ? Oh, dommage, avait regretté Alejandra avec une moue déconfite. Pas assez alors pour m’offrir tes lèvres…
    — Mais ! avait juste pu répondre Françoise, incapable de formuler le moindre mot de plus. Gorge nouée, elle était restée bouche bée, sentant ses lèvres se tétaniser. Le souffle court, le corps raidi.
    
    Lorsque la main d’Alejandra avait glissé sur son sein gauche, une énorme décharge d’adrénaline lui avait fait pousser un cri, immédiatement étouffé par la bouche de sa douce agresseuse plaquée sur ses lèvres. Tremblant de tout son corps, Françoise n’a pas trouvé la force de se défendre, elle n’avait surtout pas trouvé l’envie d’échapper au bâillon. Aussi vite que son corps s’était raidi, aussi vite, il s’était amolli, abandonné. Les lèvres s’étaient soudées, les langues s’étaient trouvées, leurs souffles s’étaient mêlés. Un cocon de douceur absolue avait tout d’abord enveloppé les deux filles, avant qu’une frénésie ne les submerge quand les doigts d’Alejandra, au travers de l’étoffe légère du t-shirt, s’étaient emparés d’un téton déjà formidablement érigé et sensible. Ivre d’un désir dont elle n’avait pas cherché pas à trouver l’explication, Françoise avait commencé à trousser son vêtement qu’elle avait elle-même enlevé quand les lèvres de sa partenaire avaient quitté sa bouche. La bouillante Espagnole s’était levée d’un bond, avait fait voler sa robe, son soutif et son slip avant de revenir se lover, nue et impatiente, contre son amante.
    
    Tour à tour, ...