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Méli très mélo
Datte: 22/10/2024, Catégories: ff, lesbos, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... les deux filles s’étaient léchées, sucées, palpées, gougnoutées les nichons, l’une soupesant à l’envi de formidables loches, l’autre suçotant, extasiée, d’ahurissants tétins insolents. Mille et une caresses, mille et une douceurs, tendresses et découvertes piquantes les avaient enivrées. La très prude Françoise n’avait pas été longue à capituler à toutes ces agaceries délicieuses, elle s’était débarrassée elle-même, presque rageusement, de son jogging et de son slip. Alors, après s’être défiées du regard, avec un bel ensemble, chacune avait plongé des doigts affolants dans l’autel velu de l’autre. Explorations minutieuses de ravines ennoyées, patients défroissages de dentelles satinées, excursions plus ou moins poussées de gouffres submergés. Françoise se laisse emporter dans une tumultueuse rivière de sensations inédites qui la nettoie de tant de frustrations accumulées. Corps à corps voluptueux, caresses tour à tour papillonnantes ou presque brutales, embrassades asphyxiantes et étreintes étouffantes, il lui semble au plaisir. Elle qui n’a jamais rien expérimenté que des auto-caresses toujours coupables, indignes masturbations en catimini, découvre en son corps des chemins de liberté, sentes irradiantes, parcours illuminés que ses mains timorées n’avaient jamais eu l’audace d’arpenter. Elle s’affranchit des pesants principes christiano-bourgeois, se défait du carcan des traditions ancestrales obtuses, s’émancipe et s’ouvre à une liberté décomplexée. Liberté d’oser ...
... l’interdit, liberté de donner et recevoir sans hypocrisie. Liberté pour sa peau, son sexe, sa bouche, ses doigts de s’étourdir, avec un bonheur crânement revendiqué, dans des jeux délicieusement immoraux. Combien de temps les filles avaient-elles poursuivi leurs travaux manuels ? Pas bien longtemps en définitive. Certains bourgeons gentiment chahutés avaient très vite transformé leurs frissons sporadiques en maelström conjugué. Cris, rires, pleurs, stupeurs et tremblements avaient accompagné leur transport divin. Étourdie, encore plongée dans une incompréhension totale de ce qui venait d’arriver, Françoise avait, rouvrant les yeux, découvert Alejandra, à genoux sur le lit, la dominant, presque moqueuse. — Alors… heureuse ? Les complices avaient éclaté de rire à cette apostrophe totalement machiste ! Attirant la petite rouée vers elle, Fran’ lui avait offert ses lèvres avant d’avouer : — Pleinement, totalement, merveilleusement heureuse ! Libérée ! Alejandra, je… — Tu… ? Tu… quoi ? Tu sais, tu peux le dire ! Comme Françoise restait muette, Alejandra s’était lancée : — Ne t’affole pas et ne te monte pas le bourrichon, car oui, moi aussi je brûle de le dire : je t’aime… Mais je ne le dis pas comme je le dirais à un homme dont je serais amoureuse, pas comme je l’ai dit mille fois à Matthieu. Toi, je t’aime d’amitié, de tendresse, de complicité, d’amour fraternel en quelque sorte. En petite sœur incestueuse… Tu comprends ? Alors, si tu en as envie, tu peux le ...