1. Un week-end studieux


    Datte: 06/10/2024, Catégories: f, profélève, poilu(e)s, Auteur: Maudmoder, Source: Revebebe

    ... massage qui, malgré tout, relevait plus d’une relation sexuelle intense entre adultes consentants. Quelle était la proportion de femmes homosexuelles ou bisexuelles, car les explications précédant le massage ne permettaient pas d’imaginer ce qui allait se passer et la suite pouvait surprendre. Je demanderais tout ça à Carole dans deux jours.
    
    Je fermais les yeux, je ne savais pas si je dormais ou pas. En pensant à ma question, je me rendis compte que pour la première fois je me déclarais moi-même bisexuelle. Quand on ouvre la porte à ce genre de réflexion, il faut s’attendre à ce qu’elle soit plus large que prévu, un souvenir en appelant un autre.
    
    L’eau devenait plus douce et je me plongeais dans des souvenirs tellement inattendus que je me retrouvais presque dépassée par les évènements. Les souvenirs défilaient à grande vitesse sans me laisser le temps d’en profiter. Un prénom revenait et semblait s’imposer : Amélie. En survolant mes souvenirs, je découvrais que j’avais eu beaucoup plus de femmes que d’hommes, mais je n’étais pas lesbienne, je n’avais pas un genre attitré, j’aimais les deux. Amélie me posait un problème dans le flou de la mémoire, car il y avait deux Amélie : une copine de l’enfance et une prof. La petite Amélie était lointaine sans doute au début du collège et était trop floue. La seconde beaucoup plus proche et même très proche, l’année du bac. Pourquoi est-ce qu’Amélie avait surgi de ma mémoire ? Cela faisait des années que je n’avais pas pensé ...
    ... à elle. Quelle corrélation entre cet après-midi et cette réminiscence de l’image d’Amélie ? Elle devenait de plus en plus nette comme si elle devait prendre de plus en plus d’importance. La dixième version du Carnival me saoulait, une chanson d’amour triste n’était pas adaptée.
    
    L’eau refroidissait et j’étais de plus en plus absorbée par le souvenir d’Amélie. En m’essuyant, le miroir me renvoyait l’image d’une femme après tout pas si moche que ça. Je doutais un instant de la pertinence de l’épilation, la touffe noire de ne me déplaisait pas, finalement, mais il y avait aussi la douceur et la sensibilité extrême de cette peau qui prévalait. Je ne trouvais pas utile de mettre un vêtement quelconque et j’adorais déambuler nue dans l’appartement. Souvent quand je rentrais le soir je prenais une douche et je restais ainsi toute nue lorsque j’étais seule. Paradoxalement, Alain n’aimait pas trop, il me demandait souvent de mettre un string non pas pour me cacher pudiquement le sexe, mais pour mettre mon gros cul en valeur. Cette pensée me fit sourire. Je retournai dans la cuisine pour assouvir une petite faim. La fenêtre de la cuisine qui donnait plein ouest était inondée par le soleil couchant. Je restais debout, nue face à la fenêtre, consciente que, peut-être, quelqu’un ou quelqu’une de l’immeuble d’en face, bien qu’assez éloigné, pouvait me voir. Cette idée me procura quelques frissons qui firent s’allonger mes mamelons. Je me tenais là, immobile, le temps de croquer une ...
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