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0323 Une course contre la montre et beaucoup d’endurance.
Datte: 01/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... pleurs. Maxime et moi passons quelques coups de fil pour annoncer la bonne nouvelle. J’appelle Papa, qui est très soulagé. Puis, j’appelle Thibault. Le jeune pompier vient nous rejoindre en fin d’après-midi. Il est accompagné de Thierry et Thomas, les inséparables de la joyeuse bande du rugby amateur toulousain des années du lycée. En attendant de pouvoir rendre visite à Jérém, les trois copains se remémorent cette époque, à grands coups de rires, et de nostalgie. Les deux rugbymen amateurs interrogent également Thibault sur sa carrière au Stade. — Tu es toujours à Toulouse, mais on ne te voit plus, depuis que tu es devenu une star ! lui lance Thierry. — C’est vrai, c’est vrai. Je suis désolé ! — Il est aussi papa, et pompier volontaire, faut pas oublier ça, fait Thomas. C’est dommage que Nathalie et toi vous soyez séparés. Tu nous as jamais dit ce qui s’était passé… Il s’est passé qu’il kiffe les mecs ! Cette évidence est si assourdissante dans ma tête que je la retiens de justesse alors qu’elle est à un poil de glisser sur mes lèvres. — C’est la vie. Les choses arrivent, et parfois on ne peut rien y faire, se contente de lâcher le jeune rugbyman. — Et tu as le temps de te chercher une poulette ? lui demande Thierry — Pas vraiment… — Il doit en avoir un peu partout, des poulettes ! avance Thomas. Thibault sourit, l’air amusé. Le regard complice qu’il me lance me fait sourire aussi. — Je crois que Nicolas sait quelque chose que nous ne ...
... savons pas ! fait Thierry qui a dû capter notre petite connivence. — Non, je ne sais rien, rien du tout. Et si j’ai su, j’ai oublié, je m’en sors avec une pirouette. Il est 19 heures lorsqu’une infirmière vient nous annoncer que les visites sont enfin autorisées. Mais pas plus que trois personnes à la fois. Sans nous concerter, Thibault et moi laissons d’abord Maxime y aller, avec Thierry et Thomas. J’aime autant qu’ils préparent le terrain, qu’ils mettent Jérém dans de bonnes dispositions avec leur humour, leur joie de vivre à la fois enfantine et virile, leur enthousiasme et leur optimisme encore intact, pas abîmé par tant de semaines de négativité. Aussi, Thibault et moi avons besoin de quelques instants pour parler seul à seul. — Putain, Nico ! Tu as fait un miracle ! Quelle trouvaille que de faire appel à ce chirurgien ! C’est une légende dans le milieu du rugby. Il a réparé tant de mecs qui pensaient être foutus ! — Je ne sais pas ce qu’il a dit à Jérém pour le convaincre, mais ça a été une réussite, je rebondis. — Il lui a donné quelques-uns des noms de joueurs très connus à qui il a offert des années de carrière après une sale blessure. Et ça, je peux te dire que c’est un argument imparable. Il a même appelé Lucas S., l’un de nos ailiers, un joueur extraordinaire, qui avait eu lui aussi une blessure grave il y a quelques années. Lucas a parlé à Jérém au téléphone et lui a expliqué tout le bien qu’il pensait de ce chirurgien. — Trop bien ! — Mais sans ...