1. Deux mondes...


    Datte: 29/08/2024, Catégories: f, h, fbi, telnet, amour, cérébral, jeu, aventure, sf, fantastiqu, contes, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... leurs soldes. Un peu comme le faisaient les chasseurs de têtes. Ce genre de tueries avaient toutefois des règles et restaient assez rares. Certains aventuriers du monde de Vhôn s’étaient choisi un vrai métier. Certains mages étaient chimistes ou guérisseurs tout en vivant d’autres épopées plus palpitantes. Les occupations, certes rentables pécuniairement de ces personnages, étaient également du temps d’aventure perdu pour les joueurs. Le gros avantage d’un voleur était qu’il pouvait s’enrichir plus rapidement que les autres aventuriers du jeu. Il détroussait qui il voulait, quand il le voulait, et ce aussi souvent qu’il le désirait. Ensuite, il devait disparaître ou sa vie devenait très compliquée. Et surtout, face à un guerrier dans un combat, un voleur n’avait que peu de chances de survivre. Un guerrier comme ce Johann le Braz ne ferait qu’une bouchée de sa voleuse s’il lui mettait les pattes dessus.
    
    La voix grave et chaude de Valentine Lavie tira Antonin de ses tristes états d’âme.
    
    — Un autre café ?
    — Oui. Merci Valentine. Et un autre croissant chocolaté s’il vous plaît…
    
    Les croissants au chocolat. Une pâtisserie totalement délaissée par la Bretagne, et ce jusqu’en 2030. Allez savoir pourquoi ? Peut-être que les pâtissiers bretons n’aimaient pas mélanger les genres. Les pains au chocolat suffisaient certainement à leurs petits commerces. Au « Comme chez vous », les croissants chocolatés étaient succulents et madame Lavie les distribuait très vite. Antonin était ...
    ... resté à regarder la patronne du bar s’éloigner. Une belle femme, que cette Valentine.
    
    — Un jour… Ils la feront péter notre petite boule bleue.
    
    La couche d’ozone s’était amenuisée et atteignait le seuil critique. Mais tout était prévu ! Il suffirait, dans un premier temps, de ne plus mettre le nez dehors. Quelle fumisterie !
    
    La situation était catastrophique. Ça, c’était la réalité.
    
    Dans la nuit, Antonin avait appris que sa chère voleuse courait un danger imminent. Ça, c’était le virtuel.
    
    — Excusez-moi, Valentine… Pourrais-je avoir un autre café ? Et ce sandwich-là… Je vais déjeuner chez vous aujourd’hui…
    
    Antonin était capable de beaucoup de charme, mais il se sentait trop nerveux pour un sourire charmeur. D’ailleurs, il ne s’intéressait plus assez aux femmes pour produire ce moindre effort. Aujourd’hui, il regardait Valentine comme une femme et non comme la patronne d’un bar. Il fallait avouer que cette fille était très jolie.
    
    — Je… je n’ai pas ma pince… Je vais la chercher…
    — Allons donc… Nous cramerons tous très vite sous un soleil de feu… Et ceux qui ne brûleront pas crèveront d’autres choses… Alors, votre pince… Ne faisons pas de manières, Valentine ! Ou devrais-je dire, inutile de prendre des gants. Nous sommes entre nous !
    — Vous êtes d’un optimisme… rassurant…
    
    Le développeur tendit sa main et s’étonna de la rougeur du visage de sa voisine. Elle avait souri en lui donnant son sandwich, mais c’était à croire qu’elle était terriblement gênée. Et ...
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