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Réalité ou dualité ?
Datte: 25/08/2024, Catégories: fh, bizarre, fête, amour, cérébral, fantastiqu, fantastiq, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... charnières en fer forgé devaient donc être en bon état et régulièrement graissées pour fonctionner sans bruit, déduisit-elle, les sourcils froncés, signe chez elle d’une intense réflexion. Ce qui s’était produit était incroyable, rocambolesque. Le mystère restait intact… Perplexe, elle quitta sans plus tarder les lieux, incapable de se défaire de l’étrange pressentiment qui l’habitait. Elle s’éloigna à pas rapides, la tête rentrée dans les épaules tant elle craignait qu’une main lui agrippe le bras pour la retenir. Une fois arrivée chez elle, elle se rendit directement à sa chambre pour s’y enfermer, toujours aussi chamboulée par l’incompréhensible rencontre qu’elle n’arrivait ni à oublier ni à s’expliquer. Une fois à l’intérieur, elle inspecta attentivement la pièce, redoutant de voir surgir le mystérieux inconnu. Le décor familier finit par la rassurer et sa tension se relâcha. Pour se changer les idées et s’éviter de ressasser, elle sortit son téléphone de sa poche et appela Paul, son fiancé. Ils allaient se marier dans une semaine. Ils discutèrent longuement des derniers préparatifs. Son futur époux prenait très au sérieux leur prochain engagement et l’organisation de la cérémonie au cours de laquelle ils allaient mutuellement se promettre l’un à l’autre. Elle ne pouvait être que ravie de voir avec quel empressement Paul s’occupait de tout et à quel point il était prêt à vivre avec elle… L’était-elle autant que lui l’était ? se demanda-t-elle ...
... brusquement. Elle chassa cette pensée de son esprit et vaqua à ses occupations qui lui firent oublier tous ses doutes, somme toute bien naturels pour une personne comme elle qui allait prendre une décision aussi impliquante pour le reste de son existence. Incapable de se coucher, elle resta un long moment devant la fenêtre, le regard perdu dans l’obscurité de la nuit. D’épais nuages cachaient la lune et les étoiles. Tout semblait opaque, bouché. Même le bois qu’elle affectionnait tant formait une masse sombre tel un mur infranchissable. Quelque part, caché par les arbres, se dressait le manoir. Le souvenir de son étrange occupant l’assaillit une fois de plus. Qui pouvait-il bien être ? réfléchit-elle, le visage collé à la glace, cherchant à percer le mystère. Et pourquoi s’était-elle bien gardée d’en parler à Paul alors qu’à plusieurs reprises cela lui en avait brûlé la langue ? Sûrement parce qu’avec son esprit cartésien, celui-ci n’aurait pas compris, se serait inutilement inquiété sur son état de fatigue et lui aurait conseillé de se ménager. Pour ce dernier, tout fait avait une explication logique et il suffisait de la trouver. Et c’était précisément à cause de son manque d’imagination que son futur époux avait parfois du mal à se mettre à sa place et à comprendre ses réactions dont certaines devaient lui paraître insolites, voire saugrenues. Combien de temps resta-t-elle ainsi ? Elle n’aurait pu le dire. Ce ne fut que longtemps, bien longtemps après qu’elle réussit à s’arracher de ...