1. 0312 Campan, là où tout s’apaise.


    Datte: 18/08/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... j’aurais tout perdu. C’est égoïste comme attitude, mais je sais que ce que je veux éviter à tout prix, plus encore que de prendre le risque de blesser les gens que j’aime, c’est de me retrouver seul à nouveau.
    
    Mais comment vais-je gérer cette éventuelle période de « mise à l’épreuve » de ma relation avec Jérém ? Comment vais-je faire cohabiter Jérém et Ruben dans ma vie ? Je sais que je vais devoir mentir, à Ruben autant qu’à Jérém, et vivre dans le risque permanent que ma « double vie » soit découverte par l’un ou par l’autre et que tout cela me pète à la figure. Ça me fait peur, mais je ne vois pas d’autre choix.
    
    Reste à savoir comment je vais retrouver Ruben. Ces retrouvailles me font peur. Je crains qu’il finisse par se douter de quelque chose, et j’ai peur de sa réaction. J’appréhende ses soupçons, j’appréhende de devoir me justifier, car je ne sais pas comment je vais pouvoir m’en sortir.
    
    Je décide d’arrêter de penser à demain et de profiter au maximum de ces derniers instants de bonheur parfait dans la petite maison. Je retourne au lit, je me faufile entre les deux potes et je m’installe allongé sur le dos. Je frôle au passage le bras de Thibault. Ce dernier se retourne, ouvre les yeux. Son regard est complètement dans les vapes.
    
    « Il est quelle heure ? il me demande, la voix pâteuse.
    
    — Je ne sais pas, il fait encore nuit. »Ma réponse pourtant vague semble lui suffire, car il n’insiste pas et il se contente de se tourner sur le flanc, vers moi, et de ...
    ... poser l’un de ses bras musclés en travers de mon torse. Ce simple contact provoque en moi une intense montée d’ivresse sensuelle. Je bande au quart de tour. J’ai envie de me branler, j’ai envie de jouir à nouveau. J’ai envie de faire l’amour.
    
    Entravé par le bras de Thibault et par la crainte de réveiller les deux rugbymen, je n’ose pourtant bouger une oreille. C’est une situation particulièrement inconfortable que d’être entouré de beaux garçons qui nous font un effet de dingue et de devoir se retenir.
    
    Mais le « salut » arrive par la main de Thibault. Au gré de mouvements plus ou moins involontaires dans son sommeil, son revers effleure mon érection. Je l’entends prendre une profonde inspiration. Puis, sa main vient volontairement caresser mes tétons. Je frissonne. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Thibault se laisse glisser vers le fond du lit et vient me sucer. Il me pompe avec une délicatesse extrême, avec une douceur exquise.
    
    Jérém dort toujours. J’aimerais bien qu’il se réveille et qu’il nous regarde faire. Je pense que je trouverais ça plutôt excitant de sentir son regard lubrique sur moi, sur nous. A contrario, le fait de faire ça pendant qu’il dort, ça me donne presque l’impression de faire ça « dans son dos ».
    
    Mais le plaisir finit par m’accaparer totalement, et à m’ancrer dans l’instant présent. Mais aussi par m’amener assez vite en vue du précipice de l’orgasme.
    
    Mais avant que cela n’arrive, j’invite Thibault à s’allonger sur le dos. Je me ...
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