1. 0312 Campan, là où tout s’apaise.


    Datte: 18/08/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... Jérém.
    
    — Je croyais que tu avais oublié tout ça.
    
    — Comment veux-tu que j’aie oublié ?
    
    — Nous n’en avons jamais reparlé.
    
    — Je sais…— Cette nuit-là, j’ai su que j’avais envie de toi, continue Thibault.
    
    — Moi aussi j’avais envie… on était jeunes… on avait envie tout le temps…— Cette nuit-là, j’ai su aussi que j’étais amoureux de toi.
    
    — Je l’ai senti, c’est pour ça que j’ai fait comme s’il ne s’était rien passé. Déjà, je n’assumais pas d’avoir pris mon pied avec un autre mec, et en plus, c’était avec toi. Et tu avais des sentiments. Ça m’a fait peur. Je ne voulais pas gâcher notre amitié.
    
    — Moi aussi j’avais trop de respect pour notre amitié, et je ne voulais pas risquer de la mettre en danger. Et comme tu n’en as jamais reparlé, j’ai fait comme toi, comme si ça ne s’était jamais passé. J’ai mis ça sur le compte des bières de cette nuit-là. Mais en vrai, je n’ai jamais arrêté d’y penser.
    
    — Même quand nous avons commencé à coucher avec les nanas ?
    
    — C’est surtout toi qui couchais avec des nanas. Et pendant un temps, je me suis dit que ce qui s’était passé entre nous ce n’était qu’une bêtise de gamins, et que tu étais vraiment hétéro. J’ai essayé de me convaincre que je l’étais aussi.
    
    — Si j’ai couché avec autant de nanas, c’était pour essayer d’oublier que certains gars me faisaient de l’effet, et toi en premier. J’avais honte d’être comme ça.
    
    — Cette nuit n’a jamais cessé de me hanter. Et encore plus, quand j’ai su pour toi…— Et tu as su quand, ...
    ... au juste ?
    
    (…) Dialogue complet entre Jérém et Thibault à retrouver sur le site jerem-nico.com
    
    Les deux jeunes rugbymen, drapés dans leurs nudités sculpturales, me font encore envie. Les voir s’enlacer, m’enlacer avec eux, sentir leurs corps musclés contre le mien, tout cela provoque en moi un émoustillement intense. J'ai envie de refaire l'amour avec chacun d’entre eux, et de les voir faire l’amour.
    
    Et pourtant, il y a un autre sentiment encore plus fort qui m’envahit à cet instant. Ce sentiment est une immense tendresse, si immense qu’elle prend même le pas sur le désir irrépressible que ces deux magnifiques apollons m’inspirent.
    
    Ce soir, ils ont ouvert leurs cœurs, ils ont parlé de leurs doutes, leurs blessures, leurs souffrances. Alors, plus que de recommencer à faire l’amour avec l’un et l’autre, je ressens une immense envie faire durer cette accolade le plus longtemps possible, de m’abandonner dans cette chaude douceur virile.
    
    Cette nuit, le sac de couchage de Thibault ne servira pas. Nous nous installons dans le petit lit, moi dans les bras de Jérém, Thibault dans les miens. Nos trois souffles se mélangent, tout comme nos chaleurs corporelles, et les petites odeurs de nos corps. Il est déjà tard. Les deux potes sont fatigués par leurs matches, et moi par la route. Nous nous endormons enlacés, repus, reconciliés, heureux. En paix l’un avec l’autre et avec nous-même.
    
    Lorsque je me réveille, les deux potes dorment toujours. J’entends leurs respirations ...
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