1. Aux temps anciens...


    Datte: 13/08/2024, Catégories: aventure, fantastiqu, merveilleu, sorcelleri, fantastiq, merveille, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... Une épée dégagée d’une roche ordinaire, par un homme tout aussi ordinaire. Une épée brisée dans une première bataille.
    
    — Tu es donc venue magicienne… Et je m’interroge encore. Pourquoi es-tu là, Viviane ?
    
    Excalibor avait été une épée exceptionnelle. Un artefact puissant. Une arme forgée de runes et de grande magie. Elle avait pourtant été inutile. Monsieur Merlot s’était retourné avec une lenteur extrême. Comme s’il prenait sur lui pour reculer l’instant. Ou peut-être, était-ce pour l’apprécier pleinement ?
    
    — Je suis là pour toi…
    — Pour quelle raison précise, Viviane ?
    
    Proche d’être aussi grande que l’homme, la jeune femme le fixa longuement, ses yeux sombres plantés dans le regard clair. Un étrange sourire flottait sur les lèvres pleines de la fée du lac.
    
    — La dame du lac pourrait t’aider… Ou pas !
    — Tu es toujours aussi belle…
    — Comme toutes les magiciennes le sont toujours. Immuablement belles et charmantes. Invariablement jeunes et désirables. Comme vous autres, mages, êtes sempiternellement vieux, décrépis et sévères. Car jeunesse et beauté confèrent du pouvoir aux femmes, et donc, aux magiciennes. Et vieillesse et sévérité, sont sagesses et accordent crédits aux mages. Quand on y songe… Nous nous sommes laissés manipulés par les hommes… Toutes ces simagrées pour leur plaire…
    
    Viviane, debout face à l’enchanteur, manipulait avec grâce sa longue canne de roseau. Elle faisait doucement tourner la poignée entre ses doigts, la pointe de l’objet posée sur ...
    ... l’herbe tendre. La belle magicienne portait des bottines rouge sang et des pantalons noirs, moulant des fesses et des cuisses, que monsieur Merlot savait superbes. Un pull léger de la teinte exacte des bottes emprisonnait un buste mince et une poitrine lourde. Viviane était d’une beauté que l’on pouvait qualifier d’irréelle. Un visage d’une grâce exquise, et quasi inhumaine. D’immenses yeux sombres, nuancés de noir. Des traits d’une délicatesse extrême. Les lèvres de la magicienne étaient un appel à de doux baisers. Un bonnet de couleur identique aux bottes et au pull coiffait une masse de cheveux de jais, longs et bouclés serrés.
    
    — Tu ne les as jamais aimés, ces hommes. À part Arthur et Lancelot, tu détestais la terre entière.
    — Et rien n’a changé. À part peut-être que je hais un peu plus l’humanité aujourd’hui. C’est toi, Merlin, que je pourrais aider. Parce que je t’ai aimé. Et que je t’aime toujours… D’une certaine façon…
    — Tu ne regrettes pas de m’avoir libéré ?
    
    Un sourire énigmatique éclaira le visage de Viviane.
    
    — Tu es libre depuis si longtemps… Tu m’as laissée dormir. Tu ne t’es pas vengé de moi… Me pardonneras-tu un jour, Merlin ?
    
    Le mage eut un regard amusé et esquissa une petite grimace.
    
    — Ton amour était par trop exclusif. Je l’avais compris et te pardonnais, alors même que j’étais encore ton prisonnier…
    
    Monsieur Merlot s’était retourné vers l’étang et sentit la présence de Viviane contre lui.
    
    — Je t’ai pardonné et je te cherchais… Regarde ...
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