1. La sculptrice aveugle - suite


    Datte: 10/08/2024, Catégories: fh, handicap, complexe, amour, fdomine, pénétratio, initiatiq, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... moindres recoins et même ceux qu’on espère garder à jamais secrets.
    
    Elle savait exactement ce dont son corps avait besoin.
    
    Une frénésie dionysiaque s’était emparée des deux amants. Le grand atelier résonnait des respirations haletantes et fortes, de quelques gémissements des deux corps en fusion. Soli était ailleurs, dans un endroit où l’esprit n’a plus lieu, probablement au bord d’un précipice, un gouffre abyssal dans lequel plonger pourrait vous faire perdre la tête à jamais !
    
    Romuald, tout à son plaisir, l’entendit crier. La sculptrice venait de chuter – au risque de se noyer dans cet océan de délice… Il eut peur de la perdre à jamais, peur de l’avoir perdu !
    
    Elle a les yeux fermés, la bouche ouverte à chercher de l’air.
    
    Ébahi devant son visage si pur, c’est comme s’il l’admirait pour la première fois. Chaque détail s’inscrivait dans sa tête, Romuald devenait, l’espace d’un instant, un artiste capable de dessiner les lèvres entrouvertes, les fossettes et les magnifiques yeux marron dans lesquels se cachait tout un univers !
    
    Les positions changeaient et l’exaltation continuait au sol. Un sol froid, un sol qui devint très vite glissant par la terre qui s’échappait des corps…
    
    La dominatrice se laissait maintenant dominer. Romuald releva les jambes de sa partenaire et attrapa les pieds.
    
    — Non, Romu, je t’en prie, pas mes pieds ! se lamenta-t-elle.
    
    Décidément. Il y avait un mystère autour de cette question de pieds qui intriguait. Romuald se promit de ...
    ... s’y intéresser ultérieurement. Il la pénétra plus brutalement. À chaque coup de reins, de plus en plus puissant, le corps bringuebalant, Soliflore laissait s’échapper de petits cris de jouissance.
    
    Elle se métamorphosait comme une fleur qui ouvre sa corolle. Comme emportée dans un océan de jouissance, loin de notre monde, elle ne cessait de jouir des mots sans pudeur :
    
    — Ouiiiiii ! Baiiise-moiiiii ! C’est trop bon ! OH Oui !
    
    Au bord de l’agonie, Romuald trouva en lui les derniers ressorts d’énergie et accéléra une ultime fois sa danse avant de sombrer dans un puits sans fond. Il s’écrasa de tout son poids sur le corps de sa partenaire, exsangue, amorphe, exténué.
    
    Pour la première fois, les deux amants fermèrent les yeux, pour la première fois, les deux amants ne se regardèrent plus.
    
    Comme en suspension, en dehors de son corps, Soliflore voyait la scène, la photographiait dans sa mémoire, et elle voyait les deux corps avachis comme un monticule, un amas de chair. Elle laissa ce tableau pour se focaliser sur l’œuvre qu’elle avait commencée.
    
    C’est elle qui, la première, se redressa, et c’est elle qui la première s’excusa :
    
    — Je suis désolée, ce n’est pas très pro, mais bon…
    
    Elle n’avait pas les mots, elle pesait tous les termes pour ne pas froisser son amant, car elle n’avait plus qu’une seule envie, reprendre son travail. Là aussi, il s’agissait d’un impératif.
    
    Elle n’avait pas l’habitude de prendre des gants, aussi se décida-t-elle à le lui dire sans ...
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