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La sculptrice aveugle - suite
Datte: 10/08/2024, Catégories: fh, handicap, complexe, amour, fdomine, pénétratio, initiatiq, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... maître, il aurait pu trouver ironique que cette femme attachât autant d’importance à la plastique. C’était complètement contradictoire, mais n’est-ce pas nos contradictions qui nous rendent uniques ? Elle fit un chignon de ses cheveux en broussailles qu’elle attacha d’un simple crayon. Un tanga rouge en dentelle qui lui sublimait les fesses pour simple vêtement, elle devenait presque irréelle pour le garçon. Il n’arrivait pas à réaliser la chance de pouvoir profiter d’un tel bijou. — Non, Romuald, ne me considère pas comme un objet, fut-ce-t-il un bijou ! Ce don d’anticipation était terrifiant pour Romuald qui ne savait s’il pouvait garder secrètes ses pensées les plus intimes, ses pensées les plus rétrogrades, les plus perverses, celles dont il n’était pas fier, mais qui le possédaient toutefois lorsqu’il était excité. Elle vint se lover dans ses bras qui très vite descendirent le long du dos pour atteindre ses hanches. Nez contre nez, boue contre boue, sexe contre culotte, ils se regardèrent avant de céder à leur désir de leur bouche, à l’envie de se goûter l’un l’autre. Les lèvres entrouvertes, dans une invitation au partage, ils s’affleurèrent une dernière fois avant de laisser leur faim s’exprimer. Leurs langues s’apprivoisèrent très vite et dansèrent de sensualité avant de s’enflammer. Soliflore enroula une jambe autour de son partenaire. Romuald la découvrit, légère comme une plume, et cette étrange sensation exacerba son sentiment qu’elle fût un ...
... ange. Elle, tigresse, lui lacérait le dos de ses ongles. Lui, proie, subissait les assauts furieux et désordonnés. Les corps criaient famine, ils réclamaient leurs dus, cela devenait un impératif à combler. C’est sans plus attendre que Soliflore ôta sa culotte et plaça le sexe turgescent de Romuald à l’entrée de son intimité, ordonnant implicitement d’être prise. Sans préambule, sans préliminaires. — Prends-moi, baise-moi ! lui intima-t-elle. Romuald était quelque peu déconcerté de l’attitude dominante de la belle. C’était une première : l’amour sans préliminaires, les mots crus et la domination quasi animale. Mais il n’eut pas le temps de se remettre la tête à l’endroit que déjà Soli le grimpait. Cette femme, cette artiste n’était pas une abeille ouvrière à la solde d’idées d’un autre, elle n’avait besoin d’aucune partition pour écrire sa propre musique. Elle n’était pas un simple artisan, elle n’avait besoin d’aucun patron à suivre pour construire son cocon. Elle était un esprit, une incarnation de la liberté, une maîtresse en anatomie, en philosophie, elle avait une perception hors norme, une vision profonde, capable de pénétrer l’essence même des choses. Elle avait travaillé son corps et son esprit comme une œuvre d’art, sa pièce ultime, elle se voulait une œuvre. Elle avait tant et si bien travaillé sur elle, sur son moi, son surmoi, son for intérieur qu’elle se connaissait par cœur. Elle avait pénétré son âme pour en connaître tous les arcanes, les ...