1. Entre soumission et amour


    Datte: 28/07/2024, Catégories: doute, ff, amour, lesbos, Auteur: Femmophile, Source: Revebebe

    ... : on fait une pause, on va se doucher dans la salle de bains derrière ta cuisine et on va manger. Je t’invite. Tu veux aller où, chérie ?
    
    Elle ne répondit pas tout de suite, je n’insistai pas, me contentant de lui masser tendrement les épaules et la nuque. Puis elle bougea lentement, releva la tête et, d’une voix que je ne lui connaissais pas, serrant ma main me confia :
    
    — Personne ne m’attend, alors je veux bien aller manger avec toi, Marie.
    
    Douchées, rhabillées(encore que j’étais toujours nue sous ma robe) j’emmenai Cathy dîner dans un petit restau sympa, bien à l’écart du centre-ville et des éventuelles rencontres inopportunes. Cathy se détendit, elle parlait doucement, essayait de contrôler son vocabulaire. Quand elle expliqua, en bonne élève de la lutte syndicale contre le grand capital, que son bar c’était une frontière sociale insautable, je ne résistai pas à lui expliquer que cette frontière était plutôt infranchissable parce que « insautable » était souvent compris comme imbaisable, et que quand on connaissait la patronne ce n’était pas la première idée qui venait à l’esprit ! Cela fit rire Cathy aux éclats. J’étais sous le charme, il faut dire que la bouteille de Côte Rôtie du repas et le marc de Bourgogne accompagnant le café m’avaient quelque peu désinhibée et avaient adouci mon invitée.
    
    La température se prêtait à une petite promenade digestive, les deux femmes marchèrent un moment au bord de l’eau, en riant souvent. Marie mourait d’envie de ...
    ... prendre la main de Cathy mais n’osa pas, de peur de paraître ridicule auprès de cette jeune et fougueuse beauté pas vraiment romantique. Pourtant, à la hauteur d’un hangar à bateaux un peu en retrait du chemin, Marie ne put se retenir, prit fermement la main de son amante et l’entraîna au fond du bâtiment, à l’abri de tout regard. Cathy voulut dire quelque chose mais Marie lui posa son index sur les lèvres et lui murmura à l’oreille :
    
    — Je veux te faire l’amour ma chérie, laisse-moi t’aimer comme j’en ai envie…
    
    Elle enlaça Cathy et l’embrassa avec toute la tendresse possible, en lui susurrant à l’oreille des « que tu es belle, j’ai envie de toi » « serre-moi fort contre toi… » « tu me rends folle » « quand je te regarde rire, plus personne ne compte » et puis Marie s’agenouilla pour glisser sa bouche, ses mains, ses doigts sous la courte tunique de Cathy et la conduire à l’extase totale qu’elle-même avait connue sous les caresses de son initiatrice.
    
    Après des préliminaires d’une douceur inconnue pour elle, Cathy faillit manquer d’air tellement la montée du plaisir fut intense. Ses chairs intimes furent toutes emplies en même temps pendant qu’une bouche brûlante s’attardait sur les zones les plus sensibles et provoquait de fulgurantes ondes de jouissance, déclenchait des spasmes incoercibles, la langue fureteuse qui la fouillait ne parvenait plus à laper le flux de nectar odorant s’écoulant du fruit de la passion lové entre ses jambes et qui, soudain, ne la portèrent ...
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