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« Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (21) : Baïes, d
Datte: 11/07/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... in orbe sinus Baiis praelucet amoenis » (« il ne resplendit dans le monde aucun lieu aussi agréable que Baia ») Pour Tullia, qui en plus hérite de l’immense fortune de son mari Lurco, Baïes est le lieu idéal pour donner libre cours à sa libido et son hypersexualité. Comme ce fut le cas avant elle pour Julie, fille d’Auguste, Tullia rêve de devenir la reine de Baïes et de recevoir dans sa magnifique demeure une société brillante et lui offrir les plaisirs sensuels qu’appelle la plus belle des stations balnéaires de l’empire. A 18 ans, riche et jolie veuve, loin du contrôle social de Rome, Tullia entend appliquer pleinement ce que recommandait Horace dans ses odes : « Carpe Diem ». *** Tullia et ses proches vont découvrir le joyau de l’héritage de Lurco : l’une des plus luxueuses villas de la cité balnéaire. La villa est située au sud de Baïes, après une rue dominée par une série de tavernes et de commerces. Tullia est frappée par le petit porche particulier. Enfouie dans la mer au 3ème siècle, la villa sera redécouverte par les archéologues, qui l’appelleront « la villa à protiro », c'est à dire avec un porche d'entrée flanqué de deux bancs de pierre. Une série de chambres y donnent sur un atrium central d'où elles reçoivent la lumière. Dans ces salles, on peut admirer de splendides mosaïques composées de carreaux noirs et blancs qui créent un motif hexagonal. Les nombreux esclaves attendent la Domina sur le grand péristyle. Beaucoup d’entre eux ne savent ...
... rien de Tullia, seulement les horreurs que racontait sur elle Lurco. Au premier rang de la troupe, se trouve une jeune femme brune que Tullia reconnait immédiatement : c’est Lucia, qui, depuis sa plus tendre enfance, est la personne la plus proche d’elle, sa confidente celle qui a initié Tullia au saphisme. Lucia est, pour Tullia, sa femme, celle qui, avec Parsam et Valens partage son cœur. Lucia tient dans ses bras deux enfants, l’un et l’autre âgés de 18 mois. La petite fille, que Lucia avait appelé Vibia, a les cheveux crépus, ce qui indique, avec sa couleur de peau ambrée, qu’Adherbal en est le père, comme l’avait voulu Lurco. Le petit garçon est évidemment Caius, que Lurco a reconnu comme son fils et héritier et qu’il avait séparé de sa mère. Tullia tend les bras à son fils, mais le petit garçon se serre contre Lucia, il ne connait pas Tullia et celle-ci l’effraie. Lucia confie les deux enfants à une servante et, dès lors, les deux jeunes femmes sont longtemps dans les bras l’une de l’autre. Tullia embrasse avec fougue Lucia, ses mains parcourent ce corps qui lui a tant manqué. Si elle ne se retenait pas, elle lui ferait l’amour, maintenant ! • Oh Tullia, mon amour. Je pensais ne jamais te revoir. Lurco m’avait dit que tu étais devenue la femme de Messaline, que tu m’avais oublié. • Comment pourrais-je t’oublier, toi que j’aime depuis toujours ? Oui, j’ai couché avec Messaline, oui elle m’a rendu folle de plaisir, mais jamais je ne suis tombée amoureuse de ...