1. 0324 Une finale en costard et un nouveau départ.


    Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... étranglée par la vague de plaisir qui submerge sa conscience et fait trembler tout son corps.
    
    — Maintenant tu sais, il me glisse à l’oreille, alors que je viens de jouir à mon tour, sa queue enfoncée entre mes fesses.
    
    — Qu’est-ce que je sais ?
    
    — De quoi j’avais envie ce jour-là, il lâche, en se déboîtant de moi.
    
    — Si j’avais su, si tu me l’avais fait comprendre, je t’aurais offert tout ça, ce jour-là !
    
    — J’ai essayé. Tu crois vraiment que ce jour-là j’avais chaud au point d’ouvrir ma braguette devant toi ? Enfin, si j’avais chaud… à la bite !
    
    — Quel petit con, tu fais !
    
    Pour toute réponse, il me lance un sourire des plus charmeurs.
    
    Après une pause resto, nous reprenons la route. Nous passons la frontière à Vintimille vers 18h00. Nous quittons l’autoroute pour chercher une piaule pour la nuit.
    
    Lorsqu’on voyage, lorsqu’on s’éloigne suffisamment de chez soi, on est tôt ou tard frappés par la délicieuse sensation de changer radicalement de décor. Les changements de paysage, de couleurs, de formes, d’architecture, de senteurs, de sons nous impressionnent et nous enchantent. C’est le charme d’un terroir, d’une culture, d’une Histoire.
    
    Parfois, il est suffisant de changer de région, de département ou juste de canton, pour ressentir cela. C’est le cas de mon département, la Haute Garonne. Des grandes plaines du nord, en passant par les collines de Toulouse et du Lauragais, jusqu’aux Pyrénées tout au sud, le dépaysement est flagrant.
    
    Mais cette ...
    ... fascination de la découverte est d’autant plus marquante lorsqu’on change de pays. Car en plus de tout le reste, c’est la langue qui change, une langue dont le premier contact nous vient des panneaux routiers et des enseignes des magasins. La langue et la toponymie contribuent de façon déterminante à la sensation de dépaysement. Se sentir « perdu » dans un pays dont on ne maîtrise pas la langue peut avoir quelque chose de grisant, en particulier lorsqu’on s’y rend en compagnie de l’être aimé. Les quiproquos engendrés par la barrière de la langue constituent une source intarissable de fous rires, de découvertes à deux, de bonheur.
    
    Je ne parle pas un mot d’italien. Mais mon Jérém, sans vraiment parler la langue de Dante, se démerde quand-même pas mal.
    
    — Por favore, mi puoi dire où trouvare un hotello ? je l’entends demander à un passant.
    
    Si je connaissais l’italien, je saurais que dans sa question pour se faire indiquer un hôtel, il y a une flopée d’erreurs. Mais je ne le sais pas et je suis impressionné. D’autant plus que mon beau brun a l’air de comprendre les indications que lui fournit le type.
    
    — Qu’est-ce qu’il t’a dit ? je le questionne lorsque nous reprenons la route.
    
    — Je crois qu’il m’a dit de continuer par-là…
    
    En gros, il n’a rien compris. Mais je continue « par-là », sans demander plus d’explications, je continue, amusé et excité, tout droit vers cette magnifique aventure. Nous suivons une route sinueuse qui s’éloigne de la mer et qui continue vers la ...
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