1. 0324 Une finale en costard et un nouveau départ.


    Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... pote.
    
    — Nadia était une grande gueule, et elle a toujours été sympa avec moi. Parfois elle a même pris ma défense quand certains camarades se payaient ma tête.
    
    — Je m’en souviens.
    
    — Parfois, j’ai eu l’impression qu’elle savait que je n’étais pas un mec à nanas, mais elle n’a jamais essayé de savoir. Elle n’a jamais posé de question, ni même fait la moindre allusion. Elle était juste mon amie. De toute façon, je n’étais pas encore prêt pour assumer tout ça. Il m’a fallu plus de temps que toi pour assumer, il admet.
    
    — Ce jour-là, elle voulait se rapprocher de Malik.
    
    — Et Malik avait bien envie de la pécho aussi !
    
    — Je me souviens très bien le moment où ils sont partis tous les deux.
    
    — Ils nous avaient plantés comme deux cons !
    
    — J’étais content de rester un peu seul avec toi. Ça n’arrivait jamais. Mais j’étais tellement stressé ! Je te kiffais à en crever, tu m’impressionnais tellement !
    
    — Je sais, ça se voyait…
    
    — A ce point ?
    
    — A ce point…
    
    — Tu étais tellement sexy, ce jour-là, avec ton t-shirt blanc collé sur sa peau mate et moite de sueur ! Je me souviens que tu avais attrapé le bas de ton t-shirt pour t’essuyer le front. Quand j’ai vu tes abdos, j’ai failli faire un malaise !
    
    Le bobrun sourit, l’air à la fois amusé et flatté.
    
    — J’ai vu à quel point je te faisais de l’effet !
    
    — Et ça te faisait quoi de voir que je te faisais de l’effet ?
    
    — Ça me faisait bander !
    
    — Oh putain, quel gâchis, quand on y pense ! Si on avait su, ...
    ... on aurait pu se trouver un, deux, trois ans plus tôt !
    
    — Tu l’as dit, tu n’étais pas prêt. Et moi encore moins que toi.
    
    — J’avais l’impression que j’étais transparent pour toi, tu faisais comme si je n’existais pas…
    
    — Tu me faisais de l’effet, Nico ! C’est pour cette raison que je faisais semblant de t’ignorer. J’avais peur que ça se voie. Alors, je gardais mes distances.
    
    — Elle est marrante la vie. Cruelle, mais marrante !
    
    — C’est clair ! il admet.
    
    — Je me souviens que tu avais enlevé le t-shirt parce que tu avais chaud, je poursuis. Là, je n’en pouvais plus ! Ta peau était moite de transpiration. En plus, tu avais fumé un joint avec Malik, tu planais, tu étais à craquer !
    
    J’ai toujours en tête cette image de toi, debout devant moi, appuyé dos contre un arbre, torse nu, avec le t-shirt blanc sur l’épaule. Et moi, assis sur le petit rocher, le regard pile à la bonne hauteur pour mater la bosse de ton jeans.
    
    Et tu m’as achevé quand tu as dit que tu avais trop chaud et que tu as défait ta ceinture et les deux premiers boutons de ton jeans. Quand j’ai vu les poils au-dessus de l’élastique de ton boxer j’étais à deux doigts de devenir fou pour de bon….
    
    — J’avais envie de t’allumer et de voir dans quel état ça te mettrait. Je voulais te pousser à m’avouer que tu avais envie de moi. Peut-être que si tu l’avais fait, je t’aurais jeté. Mais j’avais tellement envie que tu me dises que tu avais envie de moi !
    
    — Je regrette de ne pas t’avoir dit ce jour-là à ...
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