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0324 Une finale en costard et un nouveau départ.
Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... et garçons, tentent de le suivre en chantant les paroles. Le tout dans une ambiance bon enfant et pleine de bonne humeur qui fait du bien. Il est près de deux heures du mat’ lorsque Jérém et moi décidons de rentrer. Ma cousine Elodie a été heureuse de me prêter l’appart à la plage, ce qui nous rend bien service. Je l’adore ! Dans le clic clac où j’ai dormi enfant tout seul, nous faisons l’amour, et nous nous endormons très vite. Jeudi 14 août 2003. Après deux jours passés à la plage de Gruissan, nous reprenons la route. C’est une très belle matinée d’été et il fait déjà chaud. Je regarde Jérém assis à côté de moi, affalé dans le siège passager, ses biceps enserrés par les manchettes de son t-shirt blanc, son short en jeans laissant admirer ses beaux mollets délicieusement poilus, ses lunettes noires très stylées. Les rayons du soleil accentuent le contraste entre sa peau mate et la couleur immaculée du coton, redessinent sa musculature, font briller sa chaînette et ses tatouages. Il est tout simplement à craquer J’ai envie de lui à en crever. Près d’Avignon, nous nous rendons compte que nous n’avons pas pris la bonne direction. Nous n’aurions pas dû monter si haut. Ah, si seulement on avait un GPS ! Car les cartes papier ne savent pas dire « Faites demi-tour dès que possible ». Peu importe, nous ne sommes pas pressés et Jérém a envie de sortir de l’autoroute pour chercher un vrai resto pour déjeuner. Nous roulons quelques minutes au milieu des vignes en ...
... direction d’une petite ville. Jusqu’à ce que nous arrivions à hauteur d’un vignoble avec un beau château. Et une décharge d’émotions intenses me submerge lorsque je reconnais l’endroit. Je reconnais le nom du domaine, ses abords, ses bâtisses, son chemin d’accès, son somptueux portail en pierre et en bois. Je le reconnais comme si j’y étais allé hier. Je le reconnais parce que cet endroit est indissociable d’un souvenir très marquant au sujet de Jérém, un souvenir de désir brûlant et d’immense frustration. Ce souvenir remonte à quatre ans. Cette année-là, le voyage de fin d’année de seconde nous avait amené en Italie, à Turin, sur le lac de Garde, à Bergame, à Vérone, à Venise. Un voyage magique, à la découverte d’un pays fascinant. Mais aussi, en grande partie, magique grâce à la présence de Jérém, une présence tout aussi délicieuse que déchirante. Pendant tout le voyage, le beau brun avait papillonné de nanas en nanas, et ça me déchirait le cœur. D’autant plus qu’il n’avait pas le moindre regard pour moi, comme si je n’existais pas à ses yeux. Pour la pause déjeuner du dernier jour, nous avions fait une étape gourmande dans un vignoble du Vaucluse. Ce vignoble précisément. — Tu le reconnais ? je demande à Jérém, en m’arrêtant sur le bas-côté pour prolonger ces retrouvailles. — Bien sûr que je le reconnais ! — Tu te souviens quand on était partis se balader avec Malik et Nadia ? — Evidemment ! — J’étais très pote avec Nadia… — Malik était mon ...