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Comme une boule de flipper.
Datte: 18/06/2024, Catégories: fh, banlieue, cave., Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... affirma avoir passé la nuit avec lui… Les trois frères étaient de fieffées crapules mais les seuls comptes qu’ils devaient avoir à rendre étaient à Meryem qui les défendait bec et ongles en furie qu’elle était capable de devenir. Elle les aimait tous… Même Nadia. Pas de jaloux ! Mais sa préférence allait, cependant, à la prunelle de ses yeux, son Abdel, hubu hayaatih* Le chéri de sa maman avait grandi dans sa toute-puissance et dans l’impunité la plus totale, que ce soit en famille, dans le quartier, à l’école, protégé par sa harpie de mère et ses deux frères aînés qui étaient devenus pratiquement ses vassaux. Le gamin idolâtré avait grandi en petit tyran retors et brutal qui n’admettait en rien que quoique ce fût ou qui que ce fût se mette en travers de sa route ou lui résiste. Il était alors capable de se mettre dans des colères qui effrayaient même parfois…sa maman. Il y avait maintenant quelques mois, Saïd et Tarik qui revenaient d’Espagne avec un Go-Fast transportant trois cent cinquante kilos de « marchandise », s’étaient fait repérer à cause des « éclaireurs » par un hélicoptère, et une souricière avait été mise en place au péage de Narbonne. Les « éclaireurs », les « convoyeurs », « les protecteurs », tous furent pris. Onze personnes au total, dont deux femmes. Quarante-huit heures plus tard, les deux frères étaient à Marseille dans le bureau du commissaire Adréani. Andréani qui était près de la retraite et connaissait toutes les ficelles du métier ...
... décida d’offrir un cadeau de départ à ses successeurs… Sachant que les frères Zâanoune, s’en tireraient avec une peine dérisoire et qu’ils remettraient le couvert dès leur sortie, il leur monta un bateau. Il leur fit croire qu’il détenait ce qu’il fallait de preuves contre eux et qu’ils avaient reçu des ordres de l’Intérieur : extrême sévérité avec les trafiquants de drogue. Il allait les faire plonger, ils en prendraient pour quinze ans. Il les laissa mariner toute la nuit, les gardant en cellule sans en avertir qui que ce fût. Il se savait dans l’illégalité la plus complète… et s’en foutait ! Au matin, il se rendit compte avec satisfaction que les deux délinquants n’avaient pas beaucoup dormi. Il leur proposa alors le marché suivant : les Zâanoune disparaissaient de Marseille et il passait l’éponge… Si par contre dans deux semaines ils étaient encore là, il transmettait le dossier au juge d’instruction. Les deux frères eurent alors le droit de téléphoner. Abdel vint les chercher et on tint immédiatement un conseil de famille. Meryem n’eut pas à réfléchir, quinze ans, peut-être pas ! Mais, ne serait-ce que cinq, sans sa « main-d’œuvre spécialisée »… c’était la banqueroute ! Sans états d’âme, sans se poser de questions inutiles, elle trancha. « Adieu Marseille ! T’en fais pas, de l’argent, y en a ailleurs. » Elle avait un oncle et deux cousins en banlieue de Rouen… elle allait en parler avec eux. Andréani réussissait son coup… pour les deux frangins, ...