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Comme une boule de flipper.
Datte: 18/06/2024, Catégories: fh, banlieue, cave., Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... baiser par les cinq types… Salope ! Et le pire c’est qu’elle avait aimé ! Elle n’arrivait pas à se souvenir de tout, mais des images lui revenaient, terribles, et elle se rendit compte, effrayée, qu’elle ne se serait jamais imaginée pouvoir faire preuve de tant de vice et de lubricité… avec tant de bonheur. Dans les brumes de l’alcool, elle se rappelait ses hurlements, dans le plaisir, alors que le black la baisait, farouche… la clouant au sofa par la force brute de sa bite…la crucifiant sur son désir. Elle avait sangloté, sentant le mandrin de Saïd s’enfoncer en elle, violentant ses sphincters, sauvagement, la punissant, lui faisant mal… ! Il l’avait baisée comme une salope… ! Elle avait adoré. La vague des vapeurs d’alcool, de stupre et de folie se retirait, la laissant dévastée. Une panique rétrospective devant ce à quoi elle s’était livrée, montait en elle… Elle se sentait envahie par une culpabilité dont elle n’arrivait pas à prendre la mesure… Oh, le salaud… ! Des larmes embuaient ses yeux, roulaient sur ses joues, et des sanglots qu’elle n’arrivait pas à maîtriser la secouaient… Elle se sentit prise de nausée en réalisant qu’elle était encore dans ce bouge. Elle eut cette impression de se réveiller de ces cauchemars qui semblent plus vrais que la vie. Dans un tourbillon de panique, elle ramassa ses vêtements, s’habilla à la hâte, secouée de sanglots et sortit. Elle éprouvait des difficultés à respirer et avait la sensation que sa gorge était un tube ...
... métallique et froid qui produisait de temps à autre des bruits qu’elle ne reconnaissait pas. Elle se retrouva dans la rue avec l’impression que c’était un décor qui ne faisait pas sens lui laissant la sensation de n’être nulle part, en proie à une panique qui enflait en elle ne laissant la place pour rien d’autre. Le visage torturé par une expression de chagrin sans borne, baigné de larmes, elle cherchait sa respiration au milieu des sanglots qui ne cessaient pas, avançant d’un pas mécanique vers le havre du seul endroit qui pouvait accueillir son naufrage. Plusieurs personnes la regardèrent, dont un homme, l’air inquiet qui lui demanda : — Tout va bien, Mademoiselle… ? Elle arriva enfin chez elle, épuisée, brisée de chagrin et de honte, ne pouvant s’arrêter de pleurer, elle s’enferma dans sa chambre. Heureusement, ses parents étaient à Criquetôt et ne rentreraient que tard. Elle prit une longue douche, sans que ses larmes ne cessent, sa gorge lui faisait mal et à plusieurs reprises il en sortit une espèce de long grincement métallique, ajoutant encore à son désarroi. Avec des gestes d’automate elle se mit en chemise de nuit, prit la petite chouette Tyta, sa vieille peluche et sanglotant, la serrant sur son cœur. Elle l’embrassait au milieu de ses larmes, et voulut lui dire à quel point, il aurait mieux valu qu’elle reste une petite fille. Elle ouvrit la bouche. Le vacarme infernal de claquements, sirènes, cliquetis métalliques, sonneries, klaxons, ...