1. Tout est bien qui...


    Datte: 24/05/2024, Catégories: fh, couple, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... Mais si, regarde la ch… pièce qui est au-dessus du garage, elle se présente comme ici et il y fait bon.
    — C’est vrai, tu as raison, comme toujours.
    — Si ça t’amuse, mon gars. Tu y trouveras un tas de vieilleries, toutes bonnes à mettre à la décharge. Et puis des gamelles qui datent du temps de mes parents, quand la toiture fuyait avant d’être refaite. Je vais t’approcher la remorque, tu mets tout dedans. Mais attention, pas plus d’un euro, comme ils proposent. Viens voir.
    
    Yann lui montre l’escalier et le grenier. Mauvaise surprise, il n’y a pas de plancher mais une sorte de torchis lissé sur des tasseaux, comme on faisait autrefois : un réseau de lattes clouées sur les poutres, une couche de plâtre en dessous, une couche de torchis au-dessus. Il faut absolument marcher sur des planches, sous peine de passer au travers. D’ailleurs, toutes les vieilleries sont entreposées sur des planches vermoulues, bonnes pour la décharge ou le feu.
    
    — Et qu’est-ce que c’est au bout ?
    — Une petite porte qui donne dans la grange. Sûrement qu’ils pensaient y faire un grenier aussi. Mais j’ai pas souvenir de l’avoir connu. Si tu veux, je reculerai la remorque en dessous et tu pourras tout balancer dedans.
    — Bonne idée, on fait comme ça. Mais demain, aujourd’hui il faut que je trouve les matériaux.
    — Fais comme tu veux, mais casse rien.
    
    Il part travailler. Jérôme a du mal à terminer son bol de brouet. Sandra paraît un peu agacée.
    
    — C’est que tu as l’intention d’isoler la maison ...
    ... ?
    — Ça me paraît : un, nécessaire ; deux, urgent si on veut survivre jusqu’à la fin du mois.
    — Comme tu veux. Aussitôt arrivé et tu veux tout chambouler. Tu n’as pas intérêt à te planter. Alors pas de sortie aujourd’hui, si j’ai bien compris ?
    — Écoute, il n’y a pas de risque, je prends tout en charge. Mais il faut que je trouve de la fibre de bois.
    — Le mieux, c’est Brest.
    — Alors on va à Brest.
    
    Ils trouvent, après bien des recherches sur le portable et bien des détours dans une zone industrielle improbable. Jérôme passe commande, la livraison se fera en fin de semaine. Ils visitent tranquillement le port et la vieille ville, Silhouette du Clemenceau abandonné, carcasse le long d’un quai désert, le trimaran Géronimo d’Olivier de Kersauson. Ils déjeunent sur une terrasse d’un plateau de fruits de mer avec un bon Muscadet sur lie. Un léger vent de mer rend l’air plus respirable. Ils piquent jusqu’à la Pointe du Raz, où le vent est un peu plus soutenu, soulevant coquinement la jupe de Sandra, magnifique en contemplant le large, sa chevelure blonde flottant comme un drapeau. Ils font une petite sieste même pas crapuleuse dans la voiture, toutes fenêtres ouvertes, histoire de récupérer de cette pénible nuit.
    
    Le camion arrive le vendredi matin. Jérôme est prêt, le grenier vidé. Les palettes s’empilent dans la cour, Pascal est fasciné par la dextérité du livreur avec le bras télescopique. Devant la montagne de plaques de fibre, Yann s’écrie :
    
    — Ben mon gars, bon courage ...
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