1. Tout est bien qui...


    Datte: 24/05/2024, Catégories: fh, couple, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... pour grimper tout ça là-haut ! J’t’en souhaite. Mais fais gaffe de ne pas m’écrouler les plafonds !
    — Pas de souci. C’est volumineux mais léger et réparti sur une grande surface. Après, on ne risquera plus du tout de passer au travers.
    — Si tu le dis.
    
    Jérôme passe le plus dur week-end de sa vie. Pas tant par l’effort que par la chaleur. Dans le grenier, un thermomètre serait certainement monté à cinquante. Il se brûle la peau quand il heurte le dessous des ardoises, si chaudes qu’un œuf pourrait cuire dessus. Il prend une douche par heure pour se rafraîchir et garder les idées claires. Le plus dur, c’est le dimanche. Une fois toutes les plaques entières installées, côte à côte et encastrées, il faut découper les dernières plaques le long des murs et les ajuster, le tout à la scie égoïne. Une galère par cette température. Et les autres sont à la messe ! … Le lundi, il n’a plus que le film réfléchissant à poser sur la fibre de bois, pour empêcher le rayonnement infrarouge des ardoises de le faire monter en température. On commence déjà à sentir l’effet de l’isolant, les chambres semblent un peu moins torrides. Il passe ses consignes : ouvrir un maximum pendant la nuit et faire autant de courants d’air que possible, avec la salle de bains, la chambre inoccupée, le bas… Yann n’ouvre sa porte qu’en se levant, mais c’est l’heure la plus fraîche. Il ne réagit qu’en rentrant le soir :
    
    — Bon sang, mais c’est une glacière ici !
    
    Jérôme ne répond pas, mais un petit ...
    ... sourire flotte sur ses lèvres. Le thermomètre est formel : vingt-quatre en bas, vingt-six en haut et quarante-deux dans le grenier. Viviane est aux anges, Sandra et Pascal promènent un air suffisant genre : « eh oui, il est comme ça, notre Jérôme ». Au fil des nuits, les murs perdent leur chaleur et on note encore un degré de moins partout, jusqu’au jour où, un peu avant sept heures, on entend rouspéter et dévaler les escaliers quatre à quatre. Yann ne s’est tout simplement pas réveillé. Viviane le suit pour lui préparer son petit-déjeuner, Jérôme descend aussi.
    
    — Faut le voir pour le croire ! J’ai tellement bien dormi que j’ai raté l’heure !
    — C’est que vous en aviez besoin.
    — Sûr, mais quand même. Pas l’habitude… Mais je dois le reconnaître, mon gars, chapeau bas. J’y croyais pas à ton truc, eh ben ça marche ! T’es pas la moitié d’un imbécile.
    — Merci.
    — Non, merci à toi. Dis-moi combien je te dois.
    — Un euro, comme prévu.
    — Non, pas de carabistouilles. Tu as mis ça dans ma maison, c’est normal que j’le paye. Les bons comptes font les bons amis.
    — Mais non, attendez donc l’hiver, on en reparlera. Vous aurez moins froid en consommant un tiers de bois en moins. Moins de bois, moins de travail, une meilleure vie.
    — Oh Yann, tu entends ça, moi qui ai toujours froid dans ces chambres…
    — Oui, ben on verra, mais c’est pas impossible s’il le dit. Donc, combien ?
    — Laissez-moi vous l’offrir, s’il vous plaît, ça me ferait plaisir. Parce que vous m’offrez quelque chose ...
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