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Tout est bien qui...
Datte: 24/05/2024, Catégories: fh, couple, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... te rassure et tu le sais bien, ce n’est pas du tout mon mode de vie. Mais c’est celui de mes parents, de mes origines, et je le respecte comme je les respecte. Allez, viens, on va essayer de dormir malgré la chaleur, je me lève tôt, moi aussi. — Ah bon, pourquoi ? — Pour un petit moment privilégié avec mon père. J’ai toujours été la seule à me lever en même temps que lui. Je fais chauffer le lait, je le verse dans des grands bols avec le reste du café de la veille et on coupe des bouts de pain dur dedans. C’est parfaitement indigeste mais j’adore ça. Et c’est le seul repas où l’on cause. La nuit est épouvantable, à plus de trente degrés malgré la fenêtre ouverte. Le fait est que les gros murs de granit ont emmagasiné la chaleur dans la journée et la restituent généreusement la nuit. Il semble à Jérôme qu’il n’a pas fermé l’œil quand Sandra se lève silencieusement. Nu sur le lit, il profite de l’espace libéré pour se tourner et se retourner, mais rien n’y fait, il a toujours aussi chaud. Il n’y a qu’à la fenêtre qu’il perçoit une légère sensation de fraîcheur. Il enfile un short et un t-shirt et décide de descendre. En arrêt sur le palier, il entend un bout de la conversation entre Sandra et son père : — Alors, dis-moi, qu’est-ce que tu penses de mon chéri ? — C’est un beau gars, c’est sûr. Reste à savoir si le contenu vaut le contenant. — Oh oui, je te l’assure. — Vouais, vouais, vouais. T’aurais dit ça pour l’autre aussi. Résultat : toute seule à élever son môme. ...
... Pourtant j’te l’avais dit qu’il valait pas la corde pour le pendre. — Je sais… mais là, qu’est-ce que tu en dis ? — Faut voir. J’vais pas le condamner avant de l’avoir jugé. — Sois gentil avec lui, quand même. — Et lui ? Est-ce qu’il est gentil avec toi, au moins ? — Oui, très. — C’est déjà ça. Jérôme se retourne et ferme un peu bruyamment la porte de la chambre pour signaler sa présence avant de descendre. Copiant sur son hôte, il se contente de lancer un « bonjour » à la cantonade avant de s’asseoir à table, la tête dans le gaz. Il se frotte le visage dans le creux de ses mains en disant : — Bouh ! Quelle chaleur ! — M’en parle pas, j’ai pas fermé l’œil, répond le père. — Je crois que moi non plus. On aurait pu faire une bataille. — J’joue pas aux cartes. — Tu préfères du café ? Je vais t’en faire, propose Sandra. — Non, non, je vais essayer de me mettre au diapason. Ça ira. Dites, Monsieur Nikouët ? — Appelle-moi Yann, pas de chichis. — Bon, merci. Dites, Yann, est-ce que votre grenier est accessible ? — Ben oui, pourquoi ? Il y a un vieil escalier dans le débarras au fond du couloir. — Je voudrais voir si on ne pourrait pas isoler la maison pour avoir moins chaud. — Quoi ? Tu veux me faire le coup de ceux qui nous cassent les pieds au téléphone ? — Non, non, moi je suis sérieux et je sais de quoi je parle. J’ai une vieille maison aussi et il y fait beaucoup plus frais. — Oui, mais elle est à moitié enterrée, remarque Sandra, ce n’est pas pareil. — ...