-
L'histoire de Mme Müller
Datte: 12/05/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Julie Moelle, Source: Hds
... elle prit une boite cylindrique et un petit sac de satin noir. « Ce sont des billes de billard français que deux de mes hôtes m'ont laissées en souvenir. Il avaient un numéro de billard acrobatique tout à fait époustouflant dans lequel ils faisaient des prodiges avec leurs queues. – Tous vos hôtes vous laissent des souvenirs ? demandais-je. – D'une façon ou l'autre, oui. Tous ne sont pas visibles, bien sûr, certains sont incrustés dans ma chair... » Tout en parlant elle mit les trois billes dans le sac. Puis elle remplit nos petits verres de saké tiède et tendit le sac à Odette. « À vous l'honneur, chérie. La rouge commence. » Odette tira la rouge. « Kanpaï ! » dit Do en levant son verre. « Il me faut quelques instants pour rassembler mes esprits, déclara Odette après avoir reposé sa tasse. – Prenez tout votre temps ma chérie. » Nous mangions en silence en attendant l'histoire. Je découvrais des goûts subtils et parfois très épicés mais la contemplation de ce que j'entrevoyais dans les échancrures des yukatas de mes compagnes m'empêchait de me concentrer. Odette piochait dans les plats d'un air distrait. Puis elle posa ses baguettes, but d'un trait sa tasse de saké et commença. « Dans une maison de vacances voisine de celle de mes parents vivait une femme qui s'ennuyait. L'amie qui devait venir avec moi réviser le bac dans notre maison de vacances s'était décommandée à la dernière minute et moi étions comme seules au monde, madame Müller et ...
... moi, chacune dans son jardin et sous son parasol. Blonde, souriante, un peu grasse, on la sentait traquée par la vieillesse qui la menaçait comme une bête féroce. Le pli amer de sa bouche, sa chair trop molle, la graisse de son ventre disaient clairement que l'âge l'avait déjà mordue, mais on voyait aussi sa terreur de ne pas être désirée et les inquiétantes pulsions qu'elle retenait. » Comme pour se mettre en train, Do, de deux doigts, pétrissait doucement ses tétons qui s'allongeaient comme de la pâte à modeler. Ma queue grandissait à mesure. « À travers la haie qui séparait nos deux jardins, je la voyais s'allonger au soleil dans des tenues toujours un peu ridicules et humiliantes, généralement des bikinis beaucoup trop petits pour sa vaste poitrine. Elle téléphonait à heures fixes à la même personne, son mari sans doute. Je ne comprenais pas les mots qu'elle employait, mais son ton était celui d'une petite fille geignarde et capricieuse. Après ces entretiens, elle revenait s'affaler tristement dans son transat. » Do avait posé sa tête sur ma cuisse. Ma main caressait son cul à travers l'étoffe du yukata. « Elle savait que je la regardais : les étirements qu'elle pratiquait quotidiennement la mettaient à quatre pattes, cuisses ouvertes et le cul tourné vers moi. Il me semblait percevoir l'odeur de la touffe de poils qui s'échappaient de son string. Sa main tentait de timides excursions vers le bas de son corps, ses doigts écartaient ses lèvres grasses et elle ...