1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... climatisation et l’éclairage des locaux autres que nos cabines. Mais dans cette période d’approche de l’objectif, avec des robots Explorer envoyés, une veille permanente est assurée à tour de rôle dans le poste de pilotage.
    
    Je prends mon tour après la période de repos, l’esprit et le cœur léger de l’homme dont les testicules sont bien essorés. La totalité des clichés de la surface d’Aknor est maintenant arrivée, assemblée, traitée aussi bien en 3D qu’en infrarouge ettutti quanti. Une belle planète bien ronde avec une majorité d’océans, deux calottes glaciaires assez restreintes et principalement deux continents et quelques îles. Les vues diurnes ne permettent pas vraiment de repérer d’activité de type humaine, à peine si ici ou là on pourrait avoir quelques doutes. En infrarouge cependant, on détecte des concentrations importantes de points chauds sur l’un des continents et, en grossissant ces zones, les points chauds ne semblent pas organisés au hasard, mais bien par figures quasi géométriques. Il y aurait de la pensée là-dessous, ça ne ressemble pas au comportement de troupeaux d’animaux à sang chaud. Problème : en superposant avec les vues diurnes, on se trouve en pleine forêt. Rien de visible. Sur les vues nocturnes, ces traces d’activité sont encore plus marquées, avec clairement des taches lumineuses qui pourraient être des feux et qui, eux, se trouvent parfois en terrain découvert. On superpose les images de jour et de nuit, à l’emplacement des feux de nuit, il y a ...
    ... des traces noires de carbonisation le jour. Mais pas de traces de leurs auteurs. Ça devient compliqué, il faut aller voir.
    
    Je décide d’envoyer un module au sol depuis Explorer II, près de l’une de ces traces repérées. J’en pilote la trajectoire en programmant les coordonnées relevées. Le largage se passe bien, la descente et l’entrée dans l’atmosphère aussi, l’atterrissage est parfait. Quelques minutes plus tard, le petit robot entre en action et nous recevons les premières images : un sol minéral un peu orangé, de sable et grès semble-t-il, avec la forêt dans le lointain, la tache noirâtre d’un reste de foyer est repérée et j’y dirige le robot, quand soudain les images balbutient, pixelisent, et puis plus rien, le noir. On se mobilise tous, on contrôle tous les paramètres, on cherche à voir le robot depuis l’Explorer, on le trouve, il semble fonctionner encore. Je le fais reculer à l’écart, inutile que des êtres le trouvent s’ils reviennent ce soir. Mais deux minutes plus tard, le robot ne répond plus et devient inerte à son tour. Bon, c’était possiblement un robot défectueux qui de surcroît a « dormi » soixante-douze piges, il n’a peut-être pas aimé. Ou alors, il a dérangé quelque chose qui lui a fichu un coup sur la tronche, détruisant la caméra, et l’a achevé ensuite parce qu’il bougeait encore. Nous analysons les images une par une, surtout les toutes dernières. Au premier plan, on voit nettement l’ombre du robot sur le sol, il a le soleil de trois quarts dans le dos. ...
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