-
Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... renoncer ? Restez calme, vous ne risquez absolument rien. — Non, non… Mais permettez-moi d’être un peu effrayée. — Allons-y, lui dis-je après avoir fixé nos casques. Nous décollons, ses bras battent l’air, je la rassure et la laisse se calmer. Puis l’engin prend de l’altitude et dépasse le niveau de l’atmosphère. J’entame une rotation vers l’est, qu’elle puisse admirer le lever du soleil et la rotondité de la Terre. — Voyez comme la Terre est ronde, comme une grosse boule ? — Vous saurez comment revenir ? Oh mon Dieu… — Mais oui, ne vous inquiétez pas. Profitez du spectacle. Regardez les fleuves, les mers, les nuages… — C’est magnifique… mais j’ai l’impression que mon bouillon va ressortir par où il est entré… — C’est normal, détendez-vous, ça va passer. Ici, nous ne pesons plus rien, et le bouillon non plus. Je lui prends le bras où se trouve un clavier de commande pilotant diverses fonctions du scaphandre. Parmi elles, il est possible d’ajouter au mélange respiré un léger euphorisant et un remède au mal des transports. En deux minutes, tout va mieux. Je lui montre la grande muraille de Chine, l’immense Pacifique, les Amériques pas encore découvertes, l’Atlantique et de nouveau l’Europe, mais toujours dans le noir. — Cela vous suffit-il, ou vous souhaitez aller plus loin ? — Je crois que c’est suffisant. Revenons au château, si vous le retrouvez dans le noir… — Pas de souci, cette machine va retourner toute seule à son point de départ. Quelques ...
... instants plus tard, nous nous posons sans encombre. En sortant de la navette, Blanche titube un peu. Je retire nos casques pour qu’elle respire un peu, mais elle s’écroule sur mon épaule, molle comme une chiffe. Je la porte à l’écart, referme la navette et déclenche le camouflage. Certes, elle n’a pas reçu l’entraînement drastique que j’ai pu subir, mais là, c’était une vraie promenade de santé. Je crois cependant que ce qu’elle vient de vivre dépasse son entendement et que quelque chose a disjoncté. Comme pour un transport de blessé, je la hisse sur mes épaules et la remonte au château. Je la trouve légère malgré ses formes et ne peine pas trop pour arriver à ma chambre sans croiser quiconque, si ce ne sont quelques hiboux et chauves-souris. Je lui pose sa combinaison de scaphandre et j’en fais autant, planquant le tout dans mon coffre sous le lit. Encore une fois, je suis étonné par la beauté de ce corps. Oui, c’est Mahaut, mais une Mahaut sans défauts, améliorée, touchant à la perfection. Je bande comme un étalon devant une poulinière. Je l’allonge correctement dans le lit et me glisse près d’elle, presque sous elle, plaçant sa tête sur mon épaule. Elle respire doucement, son pouls est calme, je la laisse se reposer au risque de m’ankyloser sévèrement. J’ai dû finir par m’endormir aussi puisque, lorsque je me réveille, elle n’est plus là. Je vais voir discrètement dans sa chambre, vide aussi. Est-elle partie, m’a-t-elle fui comme on fuirait le diable ? Non, je la trouve ...