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Rêves d'ailleurs
Datte: 27/04/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... salade composée avec une ’tite bouteille de rosé bien frais, ça te dit ? — Je ne veux pas me taper l’incruste. Mais… je me sens bien ici, et ça ne m’est pas arrivé depuis longtemps. — Alors c’est parti. Fais-nous cuire des œufs durs, je m’occupe du reste. Tout en pelant les tomates, je la reluque de temps en temps. C’est vraiment une jolie petite femme malgré ses grandes lunettes rectangulaires. Un petit nez retroussé, une petite bouche en cœur, apparemment pas de maquillage, coiffure au carré assez courte d’une tignasse foncée très dense, et surtout un petit popotin tout rond et pommé à souhait. C’est le cas également de ses jambes, mollets bien galbés et cuisses gonflant bien la jupe étroite vers l’avant. C’est du charnu, du solide. — Tu ne les plonges pas dans l’eau bouillante pour les peler ? — Ben non, trop chaud, ça brûle les doigts et ça réchauffe les tomates. Un truc de mon formateur en cuisine : tu les frottes d’abord avec le dos de la lame du couteau. Tu vois ? Ça change légèrement la couleur, elles deviennent un peu plus foncées. Et après la peau vient toute seule. — Han ! C’est super ! Très malin. Je mets le couvert où ? — Sur la terrasse si tu n’as pas trop chaud. Elle est à l’ombre l’après-midi. Elle est active, vive, vivante et se débrouille pour trouver tout ce qu’il faut. On se fait un tête-à-tête très agréable. Après l’apéro et deux verres de rosé, elle devient plus volubile, ce qui est nouveau pour moi. Précédemment, Cédric occupait tout ...
... l’espace sonore, elle ne faisait qu’acquiescer ou lancer quelques remarques. Nous parlons d’un peu tout, elle a de la conversation et un bon sens paysan qu’elle revendique, étant fille d’agriculteurs. Ça l’ennuyait un peu de partir au Québec, si loin de ses parents, notamment parce qu’elle faisait la compta de l’exploitation. Mais il faut faire des choix, le sien c’était Cédric, peut-être n’avait-elle pas misé sur le bon cheval. Cédric, je l’ai connu quand j’étais jeune formateur. J’avais vingt-cinq ans, il en avait dix-huit, sorti du parcours scolaire obligatoire sans diplôme et sans boulot, il traînait la galère depuis deux ans. Un stage, c’était pour lui l’occasion de se faire un peu de pognon sans se fatiguer, mais il n’en attendait rien. On s’était sévèrement frité au début, il ne voulait pas quitter sa casquette et je voulais l’y contraindre par principe de politesse et de respect. Ça s’est terminé dans mon bureau où je l’ai laissé seul devant mon ordi avec des tests de positionnement et une série d’exercices en ligne. Quand je suis revenu de m’occuper des autres stagiaires, il jouait. J’ai encore gueulé mais sans s’arrêter de jouer il m’a désigné le bac de l’imprimante. La pile de feuilles montrait qu’il avait tout fait et tout réussi en moins d’une matinée, quand la plupart mettent trois jours à faire la même chose. J’étais épataté ! Là, je l’ai vraiment pris en main personnellement, « coaché » comme on dirait aujourd’hui. En un an et demi, il est devenu un brillant ...