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Rêves d'ailleurs
Datte: 27/04/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
Dimanche 30 juillet, 18 heures. Je loche sur mon canapé ouvrant vaguement un œil sur un mauvais chanteur se croyant bon en essayant d’imiter Monsieur Brel. Mais non mon gars, tu n’as ni la voix ni le feu sacré qui le faisait vomir avant chaque entrée en scène. Téléphone… et merde ! Pas envie d’être dérangé, j’ai fini de bosser depuis vendredi soir et je n’en suis toujours pas remis. Quelle pression ces dates butoirs pour les Conseils Régionaux ! Mais c’est ça ou pas de boulot l’an prochain. — Allô ? — Ah, Jérôme. C’est Christelle. Je te dérange ? — Mais non, tu ne me déranges jamais. Comment vas-tu ? Des nouvelles de Cédric ? — Bof… moyen… coup de blues… ça t’ennuie si je passe te voir ? — Mais non, pas de souci, je t’attends. — Merci. Le temps de me changer et j’arrive. Putain, bien ma veine. Suis pas lavé, pas rasé, maison en vrac et cette mignonne qui se pointe dans une demi-heure. Coup d’œil dans le miroir, tant pis je garde la barbe de deux jours. Vite sous la douche. Du coup, ça réveille et je restaure un semblant d’ordre dans la maison. Je finis de remplir le lave-vaisselle quand sa bagnole pénètre dans l’allée. Ma baraque, c’était celle de mes parents. Ils me l’ont refilée quand je venais de divorcer en perdant gros, ils étaient fraîchement retraités et sont partis en Normandie, là où l’on passait les vacances quand j’étais môme. Et puis soudain, un couple d’amis les a convaincus de partir avec eux au Maroc : construction pas chère, vie pas chère, soleil ...
... permanent. Rêve d’ailleurs. Fasse qu’ils y soient heureux, j’irai les voir un de ces quatre. En attendant, la belle Christelle sonne à mon huis. Canon la nénette dans son petit tailleur de toile blanc cassé ! Encore plus quand je la débarrasse de sa veste. Elle a une sorte de petit pull léger en coton perlé gris, légèrement brillant, à grosses mailles qui laissent apercevoir sa peau et… les aréoles rose sombre de ses seins. Ban-dante ! Je suis un brin étonné, car d’habitude c’est plutôt jean et sweat, même un vieux duffle-coat en hiver, souvenir de sa période d’étudiante. Bref, la fille qui ne mise habituellement pas un kopeck sur son apparence, mais qui possède en revanche une sorte de beauté intérieure qui la rend rayonnante, gaie, souriante. Pas le cas aujourd’hui, elle compense par des fringues attirantes. Mais stop, c’est la nana de mon copain Cédric. — Ouf ! Qu’est-ce qu’il fait chaud ! Hum… mais il fait bon chez toi. La clim ? — Non, volets fermés et bonne isolation. — Super ! L’appart’ n’est pas traversant, il y fait une chaleur dingue. — Assieds-toi. Tu veux quelque chose de frais ? Une bière ou… une bière. — Plutôt une bière, alors. — Alors ? Coup de blues ? Raconte… — Bah oui… Ça fait six mois que Cédric est parti. Jusque-là, on se faisait des mails et puis un Skype le dimanche. À cause du décalage horaire : 11 heures au Québec et 17 heures en France, ce n’était jouable que le dimanche. — Bien sûr. Et ? — Eh bien, dimanche dernier il y avait un gros ...