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Tout se joue le 18 juin.
Datte: 26/04/2024, Catégories: f, h, cérébral, fantastiqu, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe
... du sofa, le temps que Sandra nous prépare des cafés. Lorsque j’ouvre les yeux, elle pose un plateau chargé de trois tasses et d’une assiette de spéculoos en me jetant un coup d’œil curieux. — Comment tu te sens ? — Détendue, comme tu vois. Sur la recommandation d’Anthony, je serre toujours entre mes doigts le petit feutre de plus en plus chaud. Je tente de bâiller discrètement et me frotte les yeux. Un café me fera le plus grand bien, même à cette heure tardive. Sans crier gare, l’objet émet deux fortes vibrations au creux de ma paume. Par réflexe, mes doigts s’ouvrent soudainement, je sursaute et le laisse choir sur le tapis. Quelle frayeur, mon cœur bat la chamade ! — T’inquiètes pas, c’est normal, murmure Anthony avec un demi-sourire. Son regard accroche celui de Sandra pendant un bref instant. — Normal, je sais pas si c’est le mot juste, répond Sandra d’un ton dubitatif. Je me redresse sur mon siège et retire mon cardigan. Il fait un peu trop chaud ici, à mon goût. C’est à ce moment-là que tout change. Je veux dire, en moi, dans mon corps et mon humeur du moment. L’envie de dormir s’évapore avant même que je ne touche à mon expresso. Mes sens se trouvent exacerbés. J’absorbe telle une éponge tous les stimuli qui me parviennent alors que je n’en avais pas conscience juste avant : le parfum musqué de Sandra assise près de moi, la rondeur des lèvres d’Anthony, la sensualité de sa voix grave, la chaleur de cet objet phallique entre mes doigts. Mais qu’est-ce qui ...
... me prend !? Une tension s’éveille au niveau de mon intimité, très progressivement et de plus en plus nettement. Je frissonne. Deux paires d’yeux sont braqués sur moi et deux voix demandent à l’unisson : — Ça va, Mélissa ? — Oui ça va… Je crois qu’il marche, votre truc. Sandra pose une main rassurante sur mon avant-bras. — Laisse-toi aller, ce sera agréable… Je m’installe plus confortablement, la tête posée sur le dossier. Je hoche la tête en direction de Sandra et tente de me concentrer sur mes sensations, les paupières closes. Une vague de chaleur dans tout le corps, l’impression troublante d’effleurements sur mes lèvres, puis mes seins. J’ouvre les yeux. Sandra m’observe. Mon regard est attiré malgré moi par le galbe de sa poitrine, moulée dans son T-shirt rayé. Et tout le long de mon mont de Vénus je ressens des caresses, comme si une main invisible s’était glissée sous mes vêtements et me massait délicatement. Je peine à masquer mon plaisir, d’autant plus intense que des images d’un érotisme extraordinaire m’envahissent. Femmes et hommes en des enchevêtrements sensuels. Deux paires de seins nus pressées l’une contre l’autre. Une verge luisante insolemment dressée vers les cieux. J’effleure mes lèvres du bout des doigts. Je n’y trouve rien mais la sensation de baisers ardents perdure. Debout devant la baie vitrée, Anthony feint de m’ignorer et fait coulisser la porte-fenêtre. L’air de la nuit apporte à peine un peu de fraîcheur à la pièce. Sandra m’observe ...