1. Caprice, orgueil et conséquences


    Datte: 21/04/2024, Catégories: fhh, hotel, fête, rupture, extraconj, Auteur: Bichou, Source: Revebebe

    ... Tes valises seront préparées et tu iras te faire sauter comme bon te semble, avec qui tu veux, et y compris par cette ordure.
    — C’est ce que nous verrons, lui dis-je par bravade, relevant la tête de défi. Tu m’as laissé tomber, tu n’as pas tenu ta promesse, et tout ce que je récolte, c’est ton mépris. Je suis une femme libre et j’entends le rester !
    — Tu es en effet une femme libre, mais pour le coup, tu déconnes. Tu as fait n’importe quoi et tu m’en fais le reproche ! Un comble !
    
    Le petit-déjeuner se termine dans un silence lourd, chacun ruminant ses pensées en analysant la situation créée par ces événements nocturnes, mais chacun peaufine sa position, dressé sur ses ergots, se préparant au combat de coqs.
    
    J’aurais dû me méfier, connaissant mon mari. Je n’ai pas perçu, obnubilée par mon orgueil, que je l’avais profondément blessé… non pas par mon infidélité, mais surtout en couchant avec Gérard et sa femme, puis en voulant expliquer ma faute sous un orgueil déplacé.
    
    De son côté, j’espérais qu’il allait admettre qu’il n’était pas pour rien dans cette histoire en me larguant de manière cavalière. J’avais espéré une nuit de folie avec lui… et que m’avait-il donné ? Je déteste les promesses non tenues, il me connaît assez pour le savoir, et ma frustration était à la mesure de mon espoir, d’autant que j’étais en manque de sexe. Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir tenté !
    
    Mais voilà, l’orgueil nous a entraînés dans un affrontement, et j’aurais dû savoir qu’il ...
    ... était perdu d’avance, car, enfin, tromperie, il y a bien eu.
    
    Toute la semaine, la situation est loin de se décrisper et nous parlons peu dans l’attente de ce qui va se passer. Vais-je oser, continuer à le défier ? Moi qui ai, jusqu’à présent, été d’une fidélité sans faille malgré les tentations, je suis tombée dans le piège de l’adultère. C’est vrai que j’aurais pu avoir plus de lucidité. Je crains que la confiance entre nous ne soit rompue, et la confiance, c’est comme un timbre-poste : ça ne colle pas deux fois !
    
    Il n’empêche qu’il faut qu’il comprenne que sur ce coup il n’est pas étranger à mon dérapage. Je le regrette ? Pas vraiment, cela a été dément ! Je n’avais jamais joui de cette manière. J’ai néanmoins quelques remords, car Christophe est un mari et un homme merveilleux. Je comprends bien entendu que baiser avec Gérard est pour lui particulièrement douloureux, mais il faut qu’il prenne sur lui l’erreur qu’il a commise, comme moi je dois admettre ma faute. En attendant, je ne suis pas prête à courber l’échine !
    
    Le soir, nous nous mettons au lit dans une ambiance fraîche, juste un « bonne nuit », et nous nous tournons le dos. Pourtant, j’ai envie de le prendre dans mes bras, de l’embrasser et de le câliner. J’ai envie d’amour avec lui.
    
    Le vendredi, entêtée, je me prépare, je le salue froidement et, au moment de partir, il me dit :
    
    — Tu as bien réfléchi ? Fais bien attention ?
    — Tu vas faire quoi ? Me punir comme une petite fille ? Reconnais tes torts et ...
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