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Caprice, orgueil et conséquences
Datte: 21/04/2024, Catégories: fhh, hotel, fête, rupture, extraconj, Auteur: Bichou, Source: Revebebe
Le soleil se couche sur les falaises d’Étretat et son éperon rocheux plonge dans la mer tant admirée par les touristes. La rougeur du ciel donne une ambiance de feu et romantique à souhait qui invite à la contemplation. Seule, je goûte ce paysage avec le cœur lourd. Mon mari et moi sommes séparés depuis deux mois. En plein divorce, je déborde de regrets, et surtout de remords, car je me sens fautive dans cet échec, peut-être pas totalement, mais en grande partie. Remontons le temps afin de vous conter ma déconvenue. J’ai épousé Christophe il y a maintenant huit ans. Huit années qui ont été, il faut bien le dire, de bonheur, de partage, de communion, de complicité. Il a beaucoup d’humour, parfois grinçant, et doux, attentionné, viril quand il le faut, décidé et amoureux, mais il peut aussi être dur, inflexible, intolérant. C’est un homme extrêmement intelligent et sa fonction d’administrateur-directeur commercial et de marketing d’un grand groupe européen nous assurait une vie exempte de difficultés financières. Nous disposions d’ailleurs d’un logement parisien de 150 m² dans le XVIe arrondissement, excusez du peu. Christophe a cependant voulu que je garde une activité professionnelle et m’a aidée à mettre sur pied mon cabinet de kinésithérapie avec Alexis et Geneviève, des amis connus à la fac. J’exerçais peu, mais au moins je ne restais pas complètement oisive. Je dois à la vérité que je passais plus de temps dans les boutiques à choisir des robes, des ...
... jupes, des hauts et des bas, des chaussures, de la lingerie, à tester des parfums, qu’à exercer mon art de kinésithérapeute. Je pouvais assouvir toutes mes envies et tous mes caprices, Christophe n’exigeait rien d’autre de moi que de l’aimer et d’être à ses côtés. J’avais une vie sans souci et frivole. Notre vie sociale était à la mesure du poste que mon mari occupait : élégante, riche, variée et intellectuellement intéressante. Lorsque mon mari était présent, nos sorties étaient fréquentes, allant du simple cinéma à l’opéra en passant par les ballets, les visites de musées, le théâtre, les réceptions et dîners mondains où se retrouvaient à la fois des hauts dirigeants d’entreprises, mais aussi des hauts fonctionnaires et des politiques de tous bords. Mon seul problème était que Christophe n’était pas très porté sur la chose. Oh, soyez rassurés, il me faisait l’amour comme un dieu ! Endurant, il me menait au septième ciel, jamais brutal, au contraire : attentionné à mon plaisir, il me pénétrait avec douceur et parvenait à rendre la sodomie presque romantique… un exploit ! Mais voilà, pour mon malheur, il partait souvent en mission à l’étranger, et moi qui avais des besoins importants(que j’ai toujours, d’ailleurs) je me sentais quelque peu frustrée. Heureusement, mes jouets et mes doigts parvenaient à plus ou moins compenser ce manque. Mes chères amies, toujours de bon conseil, me suggéraient de prendre un amant. Tellement banal et, de toute façon, hors de question ! ...