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Comme on respire
Datte: 05/04/2024, Catégories: ff, amour, dispute, jouet, init, nonéro, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe
... besoin de sex-toys. Quant au lubrifiant… Même chose, pas besoin avec moi, jusqu’à maintenant ? Pas vrai ? Alison le dévisage et se sent rougir. Non, pas besoin de lubrifiant avec lui. Même s’il lui a vendu maintes fois les plaisirs de la sodomie comme il vante les qualités de ses vérandas à ses clients. Elle observe la tasse de café fumante posée près de lui, dans un équilibre plutôt précaire. Rodolphe surprend son regard : — Ah pardon, tu voulais un café aussi ? Alison hoche la tête négativement. — Laisse-moi continuer, mon histoire n’était pas terminée… Rodolphe lève les yeux au ciel. — Oui, bien sûr, excuse-moi. Je suis tout ouïe. — Où en étais-je… Ah oui, avec Fabienne, nous avons fini par nous retrouver nues. On s’est caressées, allongées sur le lit, la douceur de sa peau et la volupté de ses formes m’ont chamboulée. Puis elle a voulu me montrer son nouveau jouet. Elle a sorti de son sac le godemiché dont elle m’avait parlé récemment. C’est un accessoire qui se vend bien, apparemment. Elle m’a demandé si j’avais envie qu’on l’essaye ensemble, comme je n’en ai pas. Je lui ai dit : « pourquoi pas », même si ça ne m’emballait pas vraiment, sur le moment. Pour le plaisir, j’ai toujours mes doigts… À ces mots, Rodolphe masque un début d’hilarité en portant la main à sa bouche avec une toux totalement feinte. — Elle a de la suite dans les idées, quand même, si elle l’avait dans son sac ! Tu t’es laissé berner. — Non, j’en avais envie, elle ne m’a ...
... pas forcée. — Encore heureux ! Je suis quand même surpris… Tu aimes les femmes, maintenant ? — Je crois bien que oui. Je suis attirée par Fabienne, en tout cas. Je peux finir mon histoire ? — Oui, vas-y. Dis-moi juste la vérité. Enfin, je veux dire… Juste ce qui s’est passé. — En fait, pour le reste, tu n’as peut-être pas envie d’entendre tous les détails. Je dois juste préciser que dans l’euphorie qui a suivi… nos jeux, ni moi ni Fabienne n’avons remarqué que le gode et le lubrifiant étaient restés sur les draps. Et puis elle est partie… Rodolphe ne réagit plus. Le regard perdu dans le vague, il caresse lentement sa barbe de trois jours. Alison n’ose bouger un membre et observe les volutes de vapeur d’eau s’évader de la tasse vers le plafond. — Tu n’as pas touché à ton café, ose-t-elle timidement. Le silence lui paraît durer une éternité. Enfin, Rodolphe se racle la gorge et se penche en avant dans son fauteuil, les avant-bras posés sur les genoux. Les veines apparentes qui sillonnent ses avant-bras semblent être au bord de l’explosion. De l’imagination d’Alison surgit alors la vision fugace de sa transformation en un énorme Hulk tout vert. Si elle le pousse plus loin dans la colère, c’est ce qui risque de se produire, pense-t-elle. Avec un air de défi, il pointe un index vers elle et lance d’un ton ferme, sans toutefois hausser la voix : — À vrai dire, pour le reste, si, raconte-moi tous les détails. J’en ai très envie, finalement. Tu cherches à m’exciter, en ...