1. Le retour


    Datte: 10/03/2024, Catégories: vacances, jalousie, dispute, nonéro, mélo, rupture, regrets, Auteur: Bichou, Source: Revebebe

    ... ces événements ne nous touchaient pas. En réalité, nous n’en menons pas large et pas forcément pour les mêmes raisons.
    
    Arrivées et sans le moindre commentaire, nous nous couchons rapidement.
    
    Recrue de fatigue et accompagnée d’un sentiment de culpabilité, je rejoins Morphée.
    
    oooOooo
    
    Le lendemain, le réveil est laborieux. Pas seulement par le manque de sommeil, mais aussi à cause du tsunami qui me taraude l’esprit.
    
    Cette intrusion m’inquiète beaucoup car le gaillard avait manifestement du savoir-faire, et je sais que mon époux, sous ses airs doux, a du répondant… Mais c’est impossible…
    
    Mon mari. En pensant à lui, j’ai un nœud à l’estomac. Comment ai-je pu ? S’il apprend ma forfaiture, je ne suis pas certaine du tout de sa réaction. J’ai du mal à réaliser à quel point j’ai pu perdre les pédales. Et pourquoi ? Pour une affaire de cul ! Mais où avais-je la tête ? J’ai réfléchi avec mes ovaires ! Quelle faiblesse !
    
    Alain m’a fait jouir, c’est vrai, et même très bien. Mais pas comme Paul parce qu’il n’y avait pas d’amour. Ses coups de reins m’avaient comblée et quand il m’a sodomisée, j’ai joui comme jamais, je me suis senti une vraie salope. Une jouissance inconnue jusque-là. Je lui ai accordé des choses que je ne permets pas à mon mari ! J’ai vraiment honte, mais ai-je des regrets ? J’avoue ne pas en être sûre : des remords certainement, mais des regrets… ?
    
    Il va maintenant falloir affronter mon homme, supporter son regard et… avouer ? Mentir, faire comme ...
    ... si rien ne s’était passé ? Parfois, devoir assumer sa faute et ne rien dire constitue une punition bien plus rude tant le sentiment de culpabilité peut être ravageur. Ce qui est certain, c’est que moins il en sait et mieux il se portera, et donc je ne lui ferai pas de peine qu’il ne mérite pas.
    
    Et en plus, nous voilà avec deux estropiés. Je suis presque contente de ce qui leur est arrivé tellement je leur en veux. Mais je me cache : je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même.
    
    Lucie et moi rangeons le chalet mis sens dessus dessous. Une petite visite à nos deux éclopés, puis revenir au chalet et nous poser un peu.
    
    Réfléchir, admettre, s’exonérer pour arriver à cacher ce malaise qui me torture. Le temps, seulement le temps qui efface bien des vicissitudes, me permettra un retour à un peu de sérénité.
    
    Vite dit, mais mes idées restent noires et la confusion règne dans mon esprit. Surtout, j’appréhende le moment où je dois contacter Paul.
    
    Le soir, je prends mon courage à deux mains et je l’appelle. Pas de réponse. Je laisse un message, lui demandant de me rappeler.
    
    Lundi matin, je reçois un texto de Paul.
    
    Je tique un peu car ce message n’est pas très chaleureux. Il ne m’a pas vu depuis des jours et pas de mots doux dans le message. Je râle un peu puis finis par me rendre compte de mon attitude paradoxale : je trompe mon mari et je lui en veux parce qu’il ne m’envoie pas des mots tendres…
    
    Une frayeur m’envahit : est-il au courant ?
    
    — Allons, me dit Lucie. Ne ...
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