1. Le retour


    Datte: 10/03/2024, Catégories: vacances, jalousie, dispute, nonéro, mélo, rupture, regrets, Auteur: Bichou, Source: Revebebe

    Résumé des épisodes précédents :
    
    En vacances à la montagne, Mathilde et Lucie ont rencontré deux jeunes hommes. Elles en font leurs amants. Mais Paul, le mari de Mathilde, après une conversation téléphonique avec sa femme a un soupçon. Il se rend à Bourg où il surprend les deux femmes en galante compagnie.
    
    Nous sommes Lucie et moi sous le choc. La terreur nous a paralysées.
    
    Alain a du mal à reprendre son souffle et ses testicules prennent un volume inquiétant. Richard a le nez en compote et ses valseuses ne sont pas en meilleur état que celles de son copain.
    
    Je m’habille rapidement, et avec Lucie, nous couvrons tant bien que mal les deux hommes. Direction, les urgences de l’hôpital de Bourg.
    
    La peur est maintenant évacuée et je prends la mesure de la situation. Si elle n’était tragique pour nos compagnons, je dois admettre qu’elle est cocasse. Et inquiétante à la fois. J’ai envie de rire de cette aventure mais aussi je me demande qui a pu s’introduire ainsi dans le chalet, et surtout, pourquoi ? Comme si on avait voulu nous punir d’un comportement inadéquat.
    
    L’un de nos maris ? Invraisemblable, ils sont loin. Un voleur qui s’est intéressé au spectacle que nous lui avons offert ? Plus que vraisemblable. Pour le coup, je me sens gênée.
    
    Toujours est-il que nos amants ont gagné un séjour à l’hôpital.
    
    La gendarmerie, alertée par ce dernier, vient prendre nos dépositions, puisqu’agression il y a eue.
    
    Chacune est interrogée à part, je suppose en vue de ...
    ... croiser les événements.
    
    — Combien était-il ?
    — Apparemment seul, lui dis-je.
    — Comment est-il entré ?
    — Notre porte n’était pas fermée, dans notre précipitation, nous avons oublié ce détail, dis-je aux gendarmes, le rouge commençant à colorer mon visage… J’espère qu’il ne va pas s’en apercevoir.
    — Vous connaissez bien les victimes ? Ont-elles des ennemis ?
    — Non, ce sont des copains rencontrés sur le lieu de vacances. Ma copine et moi ne les connaissons que depuis hier.
    
    Cette fois, je deviens franchement écarlate sous le regard amusé de mon interrogateur qui a bien compris.
    
    Mon supplice se poursuit et je soupçonne le gendarme d’en rajouter un peu.
    
    — Non, je n’ai pas la moindre idée de l’auteur, je suppose qu’un voleur s’est introduit mais mon copain s’est rendu compte de sa présence et a voulu l’intercepter.
    — Donc, me dit le gendarme avec un sourire qu’il a du mal à cacher, votre… « copain » a voulu l’agresser ?
    — Il a en tout cas voulu me protéger. Quoi de plus normal ?
    — Peut-être. Vous a-t-on volé quelque chose ? Votre sac ?
    — Pas que je sache, mais je vérifierai demain.
    
    Interrogée de son côté par l’autre gendarme, Lucie confirme mes propos.
    
    Après avoir signé nos dépositions, les gendarmes qui ont bien compris la nature de notre activité nocturne, goguenards, nous laissent partir.
    
    — Et, cette fois, fermez la porte ! disent-ils, affichant un sourire moqueur et entendu.
    
    Épuisées, Lucie et moi retournons au chalet en faisant les fières comme si ...
«1234...»