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Ode à un petit maillot rouge.
Datte: 09/03/2024, Catégories: Rêverie, Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... grande. Dieu ! Que tu étais belle ! Ton maintien te conférait une dignité que magnifiait ta parfaite féminité. Pourtant, tu étais là pour un motif dont les gens n’aiment pas trop parler… mais qu’ils évoquent toujours en révérence… Tu étais là pour le Fric ! Le Saint Fric, celui qu’ils rêvent, par millions, de gagner au loto en y dépensant leur fortune… ! Alors que toi, le cash, tu le faisais tomber si facilement avec ta belle petite gueule, ton corps sublime et ton joli petit cul… Salope ! Je ressentais devant toi, petit maillot rouge, un sentiment d’écrasement, tout en même temps que de plénitude, ce que les Anglais (encore eux !) appellent, « Awe » : un sentiment de respect mêlé de crainte et de joie, une terreur, en même temps que le frémissement du désir d’appartenir, quoiqu’il se passe, quoiqu’il advienne… Une envie de te rejoindre et me fondre à ton corps, à tes gestes, à tes pensées, à Toi… Ce que je sais, qu’une personne, qui, depuis, m’est devenue chère, a éprouvé dans son âme et dans sa chair… tombée dans une histoire de domination, soumission, elle devint esclave, calvaire qu’elle endura pendant cinq années et qui l’ont marquée à jamais (elle s’affuble encore du nom de « Slave »). Et tout ça pour un « maître » d’opérette qui la soumettait aux pires sévices et humiliations, mais qui ...
... rampait comme un toutou devant sa « légitime » ! D’elle aussi, un jour, je dirai l’histoire. Chérie, ma belle chérie… Déjà, je te faisais mienne ! Je redoutais ces chaînes, que j’appelais, tout à la fois… de toutes mes forces. Nous avions quitté, toi et moi le quotidien, l’ordinaire, le raisonné et le raisonnable… Alors que j’étais prêt à consentir à ce que les limites n’existent plus, l’ascendant que tu prenais sur moi n’était plus ni à accepter ni à négocier. Il s’imposait. Tu l’ignorais… J’étais le seul à avoir conscience de tout ce que j’étais sur le point de t’abandonner, tu ne pouvais savoir l’importance qui était tienne alors, ni ne le sais et ne le sauras jamais… ! Et j’en remercie le ciel ! Que je reste, à jamais, protégé de la vassalité, qui met à merci. Je l’ai en sainte horreur, pour l’avoir apprise et subie, comme tous mes semblables, sans que j’aie, seulement pu en avoir conscience, ne serait-ce qu’une seconde pendant tant de temps : ce qu’on te donne au biberon, tu n’as pas le droit de le suspecter, on t’en confisque, jusqu’à l’idée. Access denied… avant de longues, longues années. Et, celle-là, on ne me la faisait plus. Ton image m’empêtrait dans une toile de contradictions folles, au centre de laquelle Toi seule faisais sens. Alors, je commençai à avoir peur.