1. Ode à un petit maillot rouge.


    Datte: 09/03/2024, Catégories: Rêverie, Auteur: Iovan, Source: Revebebe

    « She was a girl in a million, my friend… »
    
    Les paroles de la chanson des Beatles me revenaient, alors que je me perdais dans la contemplation de la photo que je venais de capturer sur l’écran de mon ordinateur.
    
    C’était idiot.
    
    Mais les éclairs de pensées qui te traversent, et parfois s’installent si bon leur semble, apparaissent souvent au prime abord sous le sceau de la bizarrerie, de l’incongru… ouais… l’a une drôle de tête, ce mec-là… !
    
    Idiot, parce qu’est idiot par définition celui ou ce que nous ne comprenons pas immédiatement. Celui qui n’a pas tes codes ne peut être qu’un imbécile… un parfait idiot. Celui dont, peut-être, tu n’as pas les siens.
    
    C’était, de prime abord, je découvris plus tard la mécanique qui se cachait là-dessous, d’autant plus idiot, que ce que je ressentais était exactement à l’inverse de ce que me disaient les paroles de John Lennon : cette fille, dans son minuscule maillot de bain rouge, n’en était pas une parmi des millions d’autres… elle était une merveille parmi les merveilles… Une véritable déesse. Ce que je ressentais devant ce corps de femme, face auquel je me sentais « amazed » disent les Anglais : stupéfait, subjugué… il y a ça dans ce terme, ce plus qui dit l’immobilité et la stupeur qui te figent en respect, t’interrogeant au plus profond… ce que je ressentais, m’écrasait. Je restai, interdit, face à ce que je ressentis comme une révélation…
    
    Je me perdais dans la contemplation de l’agrandissement de cette vignette, ...
    ... faite pour attirer le client… j’étais sur un site de cul, pas dans la Galerie des Offices…
    
    Un site de cul. Oui. Vous savez bien que ça existe… pour vous y être parfois fourvoyé. Comme m’avait dit un jour, un grand philosophe : « La chair est faible… ! ».
    
    On peut, pourtant, y découvrir parfois des trésors… mon petit maillot rouge, tu en étais la preuve.
    
    Le regard perdu dans la contemplation de ta photo, je me dis que j’allais t’envoyer un message, t’appeler… Oui, plutôt t’appeler…
    
    J’eus envie d’entendre ta voix…
    
    Tu avais une très jolie voix, j’en étais certain ! Bien timbrée, douce mais pas trop… un peu rauque, à peine voilée… de ces voix de femmes comme je les adore… Celle de Marie Josée Nat, cette très belle actrice brune dont la voix me transporte… Ou celle de Claudia Cardinale, à qui tu ressemblais…
    
    De ces voix qui sont, en elles-mêmes, pure sensualité.
    
    De ces voix de femmes sublimes, que je ne peux évoquer sans citer celle troublante d’ensorcelante candeur, voix de reine, qu’elle parle ou qu’elle chante, la plus charmante, la plus sensuelle, celle qui me va droit au cœur et me parle au plus profond, de la Femme de ce qu’elle est, sans fard, seulement vêtue de sa splendide et simple nudité. Cette voix divine est celle de la très belle Jeanne Moreau.
    
    Mais non, Toi, bien sûr petit Maillot Rouge, tu ne connaissais pas, tu étais trop jeune… Ou, alors, Jeanne, peut-être… « Ah ouais… d’accord ! »… Toi, c’était la génération Maisie Williams et Tye Sheridan… ...
«123»