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Quarantenaire rugissant
Datte: 08/03/2024, Catégories: fh, hplusag, caférestau, pénétratio, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... est content. Il revient le soir avant dîner prendre son petit whisky au milieu de la glace. Il aime ça, puis il rentre. Elle lui claque encore deux bises, il est content. Un type vient lui installer un ordinateur et lui montrer comment ça fonctionne, et il se met à écrire son « aventure » qu’il titre astucieusement « Mésaventure en solitaire ». Parfois, il parcourt quelques kilomètres en campagne pour se détendre, retrouver l’inspiration, ou chercher les bonnes formulations pour exprimer ce qu’il ressent. Quelques semaines plus tard, il tape en majuscules le mot « FIN ». Ouf ! Plus rien à ajouter ni à retrancher. Mais il faut corriger et pour cela, il a besoin d’imprimer. Ça ne fait pas du tout ce qu’il veut, il a déjà oublié ce que le vendeur lui a expliqué. Il appelle sa voisine à la rescousse, elle sait faire, elle fait toute sa paperasse sur un ordinateur. Ça fonctionne enfin, du coup il lui laisse son manuscrit, elle sera sa première lectrice. Elle revient le voir le dimanche matin, les larmes aux yeux. — C’est magnifique. Ça m’a bouleversée, tordu les intestins… — Prise aux tripes, on dit. — Oui, vraiment, prise aux tripes. Tu as un réel talent. Et tu sais quel est le plus gros muscle chez toi ? C’est le cœur. Tu es un gros nounours avec un cœur énorme. Tu m’as vraiment touchée. Ça va faire un carton. — Et… il y a des fautes ? — Ha ha ha ! Comment veux-tu qu’une Anglaise corrige un manuscrit en français ? Oui, c’est vrai. Et soudain, elle le tutoie. Pourquoi ...
... ? Est-ce que ce livre l’a rapproché d’elle à ce point ? À ce point et bien plus loin encore. Quand elle se déshabille pour lui, il est émerveillé par ses seins. Il en a connu, tout autour du monde, des gros, des moyens, des petits, des blancs, des jaunes, des noirs. Que les gros tombent, on leur pardonne, « la loi de la pesanteur est dure, mais c’est la loi » chantait Brassens ! Mais les pires sont certainement les petits qui tombent, vraiment pas à son goût. Les siens, non seulement ils sont gros, mais ils ne tombent pas. En fait, elle est tellement menue qu’ils paraissent plus gros qu’ils ne sont, mais quand même, ils ne tombent pas. Et pour une maigre, le cul est vraiment charnu et accueillant. Petite porcelaine, il devra faire attention de ne pas la casser, il se sent déjà tout emprunté et, par avance, maladroit. Quand elle le déshabille, la musculature de ce colosse apparaît sous une peau burinée par le soleil, le vent et la mer. Elle avait beau s’y attendre, c’est malgré tout impressionnant. Mais quand le slip lui révèle l’objet de sa convoitise, là, elle hallucine. — Wow ! Mais c’est… c’est… un menhir ! Ah ouais, ça lui plaît bien, « Herkioule » avec un menhir pour sexe. Omphale, prends garde à toi ! Apprivoiser cette… chose n’est pas simple, il faut des efforts, de la patience et de l’obstination. Mais ensuite, c’est pain béni. La charmante petite patronne du Pub grimpe aux rideaux quatre ou cinq fois avant que le menhir ne crache sa reddition. Quel bonheur ! ...