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Quarantenaire rugissant
Datte: 08/03/2024, Catégories: fh, hplusag, caférestau, pénétratio, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... Quelques gens connus, qui l’emmerdent avec son aventure, et retour dans une maison grande ouverte pour chasser l’odeur de « hareng fermé », comme il dit. Les patates cuisent, il sort dans le jardin et allume le barbecue avec un tas de branches qui traînent un peu partout. Les aromatiques au milieu des herbes folles, y a du boulot pour remettre ça en ligne. Il met les côtelettes à cuire. Une fenêtre s’ouvre. — Hé la belle ! Par l’odeur alléchée ? — Enfumée, vous voulez dire… Il rigole, « enfioumée », la mignonne. — Si le cœur vous en dit, quand il y en a pour un, il y en a pour deux ! — Non, quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre, car vous mangez comme trois. Je ne dis pas non. — Venez, la porte est ouverte. Elle arrive et trouve la sortie vers le jardin dans le dédale des pièces de la maison. — En fait, après tout ce que vous m’avez raconté, j’avais très envie de faire la curieuse et de visiter la maison. — Je me doute bien que ce n’est pas pour voir ma tronche de looser que vous êtes là. — Oh, ne dites pas ça, c’est pas vrai. Si je ne vous appréciais pas, je ne vous aurais pas gardé si tard hier soir et je ne reviendrais pas vous voir aujourd’hui. — Vous êtes gentille, vous. Mais les gens m’ont fait chier ce matin au marché. « Et alors, ça fait quoi de perdre si près du but ? ». Et vas-y toi, connard, tu verras bien ce que ça fait… — Allez, c’est de la simple curiosité. Les gens ordinaires ne peuvent pas savoir ce que vivent les héros. — ...
... Les héros ? Mais je ne suis pas un héros. — Ah si, pour moi vous l’êtes. Une sorte d’Hercule, un vrai héros mythologique, fils d’un dieu et d’une humaine. — Ha ha ! Redites-moi encore « Herkioule », c’est trop joli. Mais si mon père vous entendait, il serait surpris d’être pris pour un dieu, pauvre petit employé des contributions. — Ne vous inquiétez pas, ça leur passera, un clou chasse l’autre et dans deux mois ils auront oublié. Ils déjeunent, surtout lui. Ils visitent, surtout elle. Il lui montre les anciennes portes qui reliaient les deux parties de la maison. Il lui fait un croquis reproduisant à peu près l’ancien plan. Elle s’extasie devant une vitrine de ses trophées, sa photo dans l’équipe de l’America’s Cup. Il s’excuse, la vitrine c’est sa mère, et l’America’s Cup, il était juste équipier, c’est à dire rien, un moteur pour mouliner les winches. Un beau souvenir quand même, mais ils ont vite été éliminés. Le temps passe, elle doit rentrer pour faire sa lessive, elle n’a que le dimanche pour ça. Elle le répète trois fois, quatre peut-être. Ils sont bien, sans plus, tout simplement. Il prend ses habitudes au Pub. Le matin, deux grands cafés et deux croissants qu’il prend en lisant le journal. C’est pratique, elle a le journal très tôt et le met à disposition à l’anglaise, fixé sur des bâtons. Il y en a d’autres, des journaux anglais, il s’en fout. Il parcourt les titres, un ou deux articles, les nouvelles locales, la page des sports. Elle lui fait deux bises, il ...