1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (12) : les plai


    Datte: 05/03/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... exaspérée par la conduite de Tullia, qui bafoue l’honneur du maître, en accueillant ici et jusque dans le lit de Lurco son amant Valens. Autant dire que Volusa déteste Tullia depuis qu’elle est entrée dans cette maison.
    
    Volusa accueille donc très froidement ce nouveau venu, qu’elle dévisage d’un air méfiant. Contrairement à Valens, qui porte toujours de riches vêtements, Sabinus est vêtu très simplement, une tunique, qui s’arrête aux mollets et laisse à nu ses bras musclés. Un détail laisse penser que l’homme n’est pas ou n’est plus un homme du peuple : il porte des « calcei », souliers fermés, portés par les aristocrates. Le « calceus » couvre le pied entier, il se compose d’une semelle de cuir, parfois munie de larges courroies et s'enroule autour de la cheville ou du mollet. Fermés systématiquement, les calcei cloutés sont les chaussures du citoyen romain. Volusa remarque aussi ce visage viril. Contrairement aux Patriciens qui sont glabres, Sabinus porte la barbe, pour cacher une partie de ses cicatrices, trace de ses années dans les arènes.
    
    • Que veux-tu ? Mon maitre est absent de Rome.
    
    • Ce n’est pas à lui que je suis venu rendre visite, mais à la Domina.
    
    • Je ne peux pas la déranger !
    
    • Et pourquoi donc ?
    
    • Parce que cette putain est à l’atrium avec son amant, Vettius Valens.
    
    • Comment oses-tu parler ainsi de ta maitresse ? Dis-lui que Sabinus est là et que je suis venu pour elle.
    
    • Je te répète que j’ai ordre de ne pas la déranger.
    
    • Ça ...
    ... suffit maintenant. Je t’ordonne de la prévenir que je suis là et, puisque tu veux tout savoir, dis-lui que je suis venu la baiser !
    
    Exaspéré, Sabinus écarte Volusa et se dirige vers l’atrium. Il y trouve Tullia et Valens, vêtus d’une simple tunique, la jeune femme étant dans les bras de son amant.
    
    • Ave, amicis meis. Quam mira copulabis ! (« Quel magnifique couple ! »)
    
    • Sois le bienvenu dans cette maison, Sabinus !
    
    • Merci. D’après ce que m’avait dit la gorgone qui m’a si mal accueilli, je pensais vous trouver en pleine action !
    
    • Nous avons fait l’amour avec Tullia une bonne partie de l’après-midi !
    
    • Mais, avec Valens, nous passons aussi du temps à échanger sur beaucoup d’autres sujets, comme la poésie, mais aussi l’histoire, la physique, la philosophie. Quand tu es arrivé, nous parlions de la philosophie d’Epicure.
    
    • Je disais à Tullia qu’elle est une épicurienne, toujours à la recherche des plaisirs.
    
    • La philosophie, ce n’est pas mon truc. Mais je suis venu te voir, Tullia, pour le plaisir et pour honorer une promesse que nous nous sommes faites l’autre soir, au palais impérial.
    
    • Je n’ai pas oublié cette promesse. Je t’attendais, Sabinus !
    
    • J’y pense constamment, elle m’obsède. Mais tu n’es pas seule, je ne veux pas vous déranger.
    
    Valens met immédiatement à l’aise Sabinus.
    
    • Un bon épicurien ne saurait être égoïste et se doit de partager.
    
    Tullia lève toute ambiguïté :
    
    • Valens ego uxor sum. Eum amo et me beatum esse vult. Me cum ...
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