1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (12) : les plai


    Datte: 05/03/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... pollice verso », en baissant le pouce et à donner le signal de la mise à mort.
    
    Insatiable et pas encore fatiguée des performances amoureuses du champion, Messaline ne peut se résoudre à le laisser périr. Perdant toute retenue, l’impératrice s’accroche au bras de son époux et l’implore tant qu’elle lui arrache la grâce de son amant.
    
    Sabinus est un des familiers de Messaline. Lors de la fameuse soirée de Tullia, il était intervenu à un moment où la jeune patricienne était épuisée par les nombreux partenaires qu’elle avait eus tout au long de la nuit. Sabinus n’avait pas voulu abuser de la situation et, ayant remarqué l’opulente poitrine de la patricienne, il avait pratiqué avec elle ce que nous appelons aujourd’hui une « branlette espagnole » ou une « cravate de notaire » (voir « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (8) : nuit torride au Palatin).
    
    Tullia avait été fascinée par la virilité de l’ancien gladiateur, qui lui avait publiquement promis de la revoir pour « la baiser ».
    
    Dès le lendemain, Sabinus était allé voir Messaline pour l’informer qu’il comptait revoir Tullia et engager avec celle-ci une relation suivie.
    
    Messaline avait encouragé Sabinus :
    
    • Baise-la aussi souvent que tu en as envie, mon beau gladiateur. Je ne doute pas qu’elle sera d’accord !
    
    Messaline aimait mettre ses proches en concurrence. Et s’agissant de Tullia, elle comptait bien que Valens, Sabinus et le sénateur Virgilianus se disputent ...
    ... les faveurs de la jolie patricienne. Il déplaisait à Messaline que Valens, son médecin personnel, soit tombé amoureux de la jeune femme au point de négliger ses devoirs envers l’empereur et elle-même. Pousser Tullia dans les bras d’autres hommes, ce qui n’était pas difficile, était pour Messaline un moyen de punir Valens.
    
    Ce que Messaline n’avait pas prévu était la complicité entre Valens et ses deux « rivaux » et surtout le candaulisme de Valens.
    
    Sabinus a appris que Lurco a quitté durablement Rome pour sa villa de Baïes, vexé que Messaline n’ait pas accepté sa demande de liquider Tullia. Sabinus veut posséder Tullia, non à l’occasion des orgies organisées au palais par Messaline, mais en disposant d’elle longtemps et souvent.
    
    Contrairement à Valens, Sabinus n’est pas amoureux de Tullia. Habitué à être sollicité par des matrones en chaleur, il ne veut pas s’attacher et préfère changer de partenaires quand l’occasion se présente. En ce qui concerne Tullia, c’est une autre chose : jamais l’expérimenté Sabinus n’a autant désiré une femme. Depuis cette fameuse nuit, à chaque fois qu’il pense à elle, il bande. Elle l’obsède. Il la lui faut !
    
    Il se présente donc, en fin d’après-midi, à la Domus Spurii.
    
    C’est Volusa qui l’accueille. Volusa est la servante de confiance de Lurco, qui a voulu qu’elle reste à Rome, avec une partie de ses nombreux esclaves, officiellement pour veiller sur la Domus, et surtout pour lui rendre compte des faits et gestes de Tullia. Volusa est ...
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