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Sérénades
Datte: 13/02/2024, Catégories: fh, jeunes, école, amour, nonéro, rencontre, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
Lors de la pause, Annabelle ouvre son casier et y découvre à sa grande surprise un petit mot calligraphié à la plume : Avec une moue de mépris, elle froisse le papier : — Oui, c’est ça, mon toto ! Puis elle passe à autre chose, la journée n’étant pas finie. Le soir venu, alors qu’elle est dans sa chambre d’étudiante, elle entend quelques notes de guitare résonner au-dehors. Visiblement, son amoureux inconnu est assis au pied d’un arbre, face au bloc C où elle réside, et commence un petit récital, après avoir clamé après la première chanson quelque chose qu’elle a mal entendu. Debout derrière son rideau, Annabelle s’exclame : — Mais c’est qu’il est venu, ce con ! Une deuxième chanson, puis d’autres retentissent. Revenue à son petit bureau, Annabelle écoute le guitariste amateur d’une oreille distraite, tandis qu’elle continue ses révisions : — Mouix… pas trop mal, mais ce gugusse peut toujours courir pour que je sorte avec ! Ah, la honte quand même ! Quelques minutes plus tard, après trois autres chansons, le concert improvisé se termine, le guitariste se lève, tout en scrutant la façade du bloc C. On entend quelques applaudissements, le garçon salue puis s’en va. — Bon débarras ! Mais le lendemain soir, celui-ci s’assied à nouveau sous l’arbre et entonne d’autres chansons. Puis les autres soirs, même séance, sauf le week-end. Charmées, certaines filles seraient bien venues lui tenir compagnie, mais avant d’entamer chaque mini concert, l’inconnu ...
... clame toujours : — À toi, ma Belle à qui j’ai donné un doux billet. Et tenir la chandelle pour une autre femme n’est pas réjouissant… Jamais Annabelle ne se manifeste, même si elle finit par trouver ça assez romantique, bien que puéril, mais pas question de sortir avec un énergumène pareil, même si celui-ci n’hésite pas à clamer haut et fort son amour pour elle, sans toutefois prononcer une seule fois son prénom, ce qui estfair-play de sa part. Seule allusion, le garçon parle fréquemment de sa Belle. Ne sachant pas le prénom de son amoureux chantant (et ne cherchant pas à le savoir), Annabelle l’appelle arbitrairement Roméo, un grand classique. En pensant à cela, elle se met à sourire : — Encore heureux que je ne m’appelle pas Juliette ! Après une dizaine de sérénades supplémentaires et deux nouveaux billets doux arrivés dans son casier, toujours bien cachée derrière le rideau de sa fenêtre, l’observant avec des jumelles, Annabelle lâche du bout des lèvres : — Oui, pas trop moche… Si tu tiens trois mois, peut-être que je te dirais oui, Roméo… Durant ce temps, au bloc C, certaines étudiantes soupirent, déçues de ne pas être l’objet d’une telle assiduité romantique et passionnelle. Que ne sont-elles des Raiponces en haut de leur tour, tandis qu’un soupirant transi d’amour pousse la chansonnette dans les douves… Intriguées, elles se demandent toutes qui est la Belle convoitée : — Dis, Béatrice, tu sais qui c’est, cette chanceuse ? — Ben non… Des ...