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Tout se joue le 18 juin.
Datte: 31/01/2024, Catégories: revede, nonéro, portrait, merveilleu, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... Qu’est-ce qui se passe ? Pour toute réponse, seul un « Bin ça alors » retentit. Finalement, il se décide à révéler ce qu’il a découvert :un trésor ? Oh oui un trésor, les gars, sous la forme d’une gentille demoiselle en fleur ! Mon regard se tourne vers l’aubergiste que je vois défaillir, tandis que les soldats avinés se ruent pour descendre malgré les ordres criés par le maréchal. Dans une confusion de cris ressemblant à ceux de singes et de cris apeurés, j’imagine une pauvre fillette devenir le centre de toutes les envies, de toutes les frustrations, de tous les péchés. Je ne peux rester sans intervenir, même si je sais que le risque est grand. Pour arrêter leurs jeux, il me faudra m’imposer et cette situation pourrait vite dégénérer. Je dégaine mon sabre et descend à mon tour. Grimbert, le maréchal m’arrête, m’incitant à ne pas intervenir : — Ahmed, laissez-les faire sinon, ça se terminera mal. — Et pour cette fille, comment cela va-t-il se finir ? Je me dégage de son emprise et vais au-devant de mon destin. Lorsque j’arrive sur les lieux, deux soldats, Craster et Alfred, ont leurs braies au sol et exhibent leurs attributs devant une fille terrorisée et recroquevillée dans un coin, les genoux tenus par ses petits bras. Les deux autres vocifèrent comme deux mufles des mots horribles et envisagent de lui faire connaître bientôt ce qu’est un homme, un véritable. Je tente de les raisonner, j’en appelle à leur conscience, mais elle a disparu depuis ...
... quelques pintes déjà. Je monte le ton et menace de mon sabre. Cependant, cela ne les arrête pas, bien au contraire, leur agressivité décuple et c’est vers moi, qui représente le dernier rempart entre eux et leur convoitise, qu’ils se tournent, prêts à en découdre. La situation a dégénéré plus vite que je le l’aurais pensé. Le problème est que je risque, en plus d’être blessé par des camarades, de les tuer et toutes les âmes sont importantes la veille d’une guerre qui se veut être un tournant de l’histoire. Le ton est virulent, c’est à celui qui a la plus grande gueule, mais seul contre quatre, mes camarades se sentent en sécurité – même s’ils savent que je manie le sabre avec dextérité. C’est un dialogue de sourds, ou plutôt, une absence de dialogue qui s’ensuit. Je m'essaie à une ultime tentative d’apaisement, mais l’issue est inexorable. C'est les armes à la main que nous déciderons du sort de cette jeune fille. À ma droite, Grima dégaine un pistolet de cavalerie. Il n’a pas le temps d’armer que je lui tranche la main. Je place mon sabre sous la gorge de Craster, le plus proche de la fille, il a encore son engin découvert. Timber est un gros lâche, il vocifère mais ne mord pas, je n’ai aucune crainte de son côté, par contre, Alfred, le quatrième lascar qui lui aussi a son pantalon au niveau des chevilles, est beaucoup plus virulent et je le sais être un excellent guerrier. Toutefois, c’est le maréchal, qui une fois descendu, met fin à l’échauffourée. Pour avoir ...