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0320 Pourvu qu’on continue à rêver.
Datte: 13/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... de leur propre chef, mais poussés par une machine de propagande bien huilée. L’oncle Sam n’a pas encore fini de raconter l’histoire comme il l’entend et de faire croire que sa version est La Vérité. Des populations démunies vont souffrir à cause d’enjeux géopolitiques qui les dépassent et dont elles ne sont que des pions. La guerre en Afghanistan est toujours là, dix-huit mois après son lancement. Cette chasse au terrorisme qui selon ses promoteurs devait être rapide et chirurgicale s’enlise dans ces montagnes désertiques, et les résultats se font attendre. Houssama est toujours aux abonnés absents, et le coût humain ne cesse de grimper de jour en jour. Et encore, on ne sait certainement pas tout. Le traumatisme des avions du 11 septembre est toujours présent dans l’esprit collectif. La peur des attentats est partout, dans les médias, dans le débat public, dans la tête de tout un chacun. Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-Yorkais (…) Petite fille Afghane, de l'autre côté de la Terre https://www.youtube.com/watch?v=qtLJnn3Up-I Vendredi 21 mars 2003. Dix jours après les interventions chirurgicales subies par Jérém, le printemps ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Les nouvelles de Paris rapportées par Maxime ne sont pas vraiment rassurantes. — Son moral est de pire en pire. Il dort très peu, et parfois il est confus, il a du mal à se rappeler les choses. Il est taciturne, nerveux, irritable. Et puis il y a ces terribles migraines qui ...
... ne le lâchent pas. Il n’a envie de rien. Il ne fait que fumer, boire des bières à longueur de journée et regarder la télé. J’entends des bruits de voiture derrière lui. Visiblement le petit brun est dans la rue, j’imagine qu’il m’appelle en cachette de son frère pour ne pas se faire engueuler. — Le neurologue dit que ce sont des symptômes normaux après une commotion cérébrale et qu’ils vont progressivement disparaître en quelques semaines. Mais en attendant, je ne reconnais plus mon frère. J’essaie de garder le moral, j’essaie de me montrer optimiste devant lui. Mais c’est dur d’être à ses côtés. Je sens que le petit brun est à bout de nerfs et qu’il a du mal à tenir le coup. — Dans quelques jours il va partir à Capbreton, et il ne veut surtout pas entendre parler que je puisse le suivre là-bas. Mais ça m’arrache le cœur de le laisser partir seul, dans cet état. — Il va être pris en charge par les meilleurs spécialistes, je tente de le rassurer. — Je sais. Mais s’il va toujours aussi mal, il ne se donnera pas à fond pour remonter la pente. Le fait est qu’il n’y croit pas. Il pense qu’il est foutu et que plus jamais il ne jouera au rugby. Il est tellement négatif qu’il me fiche les boules à moi aussi. Il ne me parle plus. Parfois, j’ai l’impression de voir un animal blessé qui se laisse mourir. — Tu as beaucoup de mérite à rester à ses côtés. — Je ne lui apporte rien, il est de plus en plus mal. — Si, tu lui apportes beaucoup. Il t’adore, et si tu ...