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Barreau de chaise
Datte: 05/01/2024, Catégories: fh, rencontre, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... liberté, ce n’est pas pour plonger aussi sec dans une romance marshmallow. Allez hop ! ♪ ♫ On va baiser, sur un matelas, au fond du vieux jardin ♪♫ ! » Marie s’insurge contre ce brouillard doucereux qui tente de l’anesthésier, elle réagit : retour à la case départ, le patin furieux, dévastateur, asphyxiant. Et tant qu’à faire, elle va brûler les étapes : d’un geste sec, elle attrape la queue tendue dans le slip, la libère et d’un coup de reins furibond, elle se l’enfourne dans la boutique. Jusqu’au fond. Elle se le pousserait jusqu’aux amygdales s’il le fallait. À s’en faire mal ! « On range les violons, on ne plaisante plus, pas de chichis, pas de fioritures, on baise, mon coco ! » Elle est vaillante, la traîtresse, déterminée, elle s’active sur le manche, s’explose le berlingot. Elle cherche à jouir. Vite. Jouir vite et mal si possible, comme antidote à l’insupportable charivari sirupeux qui l’a envahie quelques instants plus tôt. Elle veut qu’il lui injecte son vaccin sans tarder, prête déjà à accepter une seconde dose si la première ne faisait pas suffisamment d’effet. Déchaînée, elle monte, descend, enfourne, libère, s’abat sans ménagement sur la queue, engloutit le pieu qui la taraude en se refusant d’admettre que cette queue la comble de bonheur, la transporte si merveilleusement vers les cimes étoilées. Les caresses de Julien merveilleusement concentrées sur ses tétons durcis finissent par déclencher le cataclysme. Quand le ciel tout à coup se fend, ...
... chamboulée en tous sens, Marie capitule, admet et savoure le plaisir qui lui est donné, elle s’abandonne avec délice. Elle jouit, sans retenue, jouit longuement, merveilleusement ! Ses transes se conjuguent aux spasmes de la queue qui s’épanche en elle. Hoquetante, haletante, elle déguste ces flammèches irradiantes qui courent sous sa peau, horripile son épiderme et chavire définitivement son cœur. Car l’inattendu s’est produit : Éros, l’archer malin aurait-il décoché une de ses flèches assassines ? Déjà, la jeune femme regrette de devoir s’envoler demain pour la Nouvelle-Zélande. Dieu sait qu’elle se réjouit pourtant depuis des mois d’accompagner l’Équipe de France à cette coupe du monde de Rugby à XV. Bien sûr, elle pourrait largement décaler son départ, la compétition ne débutera que le 9 septembre, mais elle a ses billets d’avion en poche. Elle et sa collègue Tania ont décidé de ne s’offrir rien de moins que six semaines de tourisme, sac au dos, six semaines de découvertes de cet étonnant pays et surtout des paysages ahurissants duSeigneur des Anneaux. Les joueurs n’arriveront que mi-août précédés d’une huitaine de jours par le staff médical, l’heure alors pour Tania et Marie de reprendre du service pour préparer la venue des athlètes. Si par bonheur les« petits » allaient jusqu’en finale, le retour en France n’interviendrait que fin octobre. Trois mois, quatre, presque ! Autant dire une éternité, une sacrée mise à l’épreuve pour des sentiments qui viennent tout juste ...